Livres pour le thème « animaux »

  • Animal bazar, un imagier sonore et musical

    Animal bazar, un imagier sonore et musical

    Sur une trame assez foutraque (l’anniversaire du roi des animaux), les auteurs d’Animal Bazar ont construit un imagier sonore et musical plein de ressources. L’histoire est scénarisée comme un petit film auquel l’illustration sonore donne une profondeur inattendue. Cela commence par l’arrivée du facteur chez les animaux de la ferme, que l’on identifie par leurs cris. A chaque page de l’album correspond une image sonore brute (le cri réel d’un animal) ou plus musicale (un arrangement au piano vient en contrepoint de l’enregistrement du braiment de l’âne ou du bêlement du mouton). Et c’est souvent drôle. Et puis un avion (ou un train ?) entraîne tous les animaux au fin fond de la jungle. Au pépiement des oiseaux (coucou, mésange, rouge-gorge) succèdent les glapissements des gibbons, orangs-outangs et autres siamangs… Un grand nombre d’animaux est évoqué, et puis le détour par le Pôle Nord n’est pas oublié. La fantaisie est de mise, et même si « le cochon grogne qu’il n’ira pas » ou que « les hyènes hurlent qu’elles détestent les fêtes », cette histoire de fous très instructive se termine par un beau chant d’anniversaire. C’est peut-être un peu long pour des petits, mais la qualité musicale de l’ensemble peut transformer la lecture et l’écoute en un véritable petit spectacle. L’illustration, conçue dans une harmonie de bleus et de jaunes, est aussi très dynamique et séduisante.

     

    Marie Hoël Landard

    DRDJS à Amiens

  • Bob ? Bob le zèbre ? Bob le singe...

    Bob ? Bob le zèbre ? Bob le singe...

    En quête d'identité sociale, Bob, l’éléphant, se pose des questions à savoir à qui il aimerait ressembler. Il va falloir un incendie dans la savane pour que Bob trouve sa vocation et ses qualités…

    Piste de lecture
  • Bruit

    Bruit

    Bruits de papier

     

    « Avez-vous déjà regardé des pop-up dans le noir ? Avez-vous déjà entendu des pop-up crier ? »

    Si ce n’est pas le cas,  Nuit et Bruit, d’Arnaud Roi, titres innovants dans ce domaine, vont vous étonner !

    Par Jennifer Maigrot, Librairie Sauramps-Polymômes, Montpellier

     

    Avec du jamais vu dans le domaine du pop-up, Bruit et Nuit surprennent. Voilà des livres animés pour les petits, des livres qui développent l’imagination autant par leur style graphique que par les singuliers animaux qui agrémentent leurs pages. Dans Bruit, de petites pastilles, que le jeune lecteur est invité à presser, produisent des cris très réalistes. Et dans Nuit, un interrupteur activant une petite lampe vous fera redécouvrir le pop-up dans le noir, lui donnant alors une toute autre dimension. Chacun de ces livres animés présente sept animaux étranges et méconnus. Si l’on ne connaît pas le rugissement du lion ou les sonorités du serpent à sonnette, au moins peut-on les imaginer ; pour le gnou ou le zèbre, c’est tout de même une autre histoire ! Sur chaque double-page, un pop-up blanc en découpage sur fond coloré, le tout dans un style épuré et accompagné de quelques mots explicatifs – dans Bruit, par exemple, on fournira le nom du bruit auquel correspond le son émis par le pop-up. Ces petits textes sont également très poétiques,  avec pour certains une typographie choisie en fonction de l’animal.

    Bruit et Nuit sont les premiers titres d’Arnaud Roi en tant qu’auteur-ingénieur papier. Il travaille à Toulouse avec Camille Baladi au sein de l’atelier « Upupup ! », spécialisé dans les techniques du pop-up. Nous leur devons l’animation de nombreux autres titres chez Milan (notamment dans les collections « Contes et comptines à toucher » et « Mon livre animé »), du très beau Rue Lapuce chez Didier Jeunesse, ou encore de Jeux t’aime chez Tana, pour les adultes. Véritable artiste et amoureux du pop-up, Arnaud Roi réussit à renouveler le genre et le résultat est des plus savoureux !  On ne se lasse pas de feuilleter ces livres, allant de découverte en découverte devant les yeux émerveillés des bouts d’choux.

     

  • C'est l'histoire d'un éléphant

    C'est l'histoire d'un éléphant

    C’est l’histoire d’un éléphant de mauvaise humeur qui a mal dormi - à cause d’une chauve-souris qui a fait « crunch crunch » toute la nuit - et de fil en aiguille, de tous les animaux, de mauvaise humeur à leur tour.

  • Camille lit une histoire

    Camille lit une histoire

    Camille lit tranquillement l’histoire de trois petits lapins. Soudain, surgit un loup. Camille crie aux lapins de se sauver et ils sortent du livre. Au petit matin, ils veulent connaître la suite de leur histoire…

    Piste de lecture
  • Dans les bois du grand cerf

    Dans les bois du grand cerf

    Malika Doray nous conte ici l’histoire d’un petit cerf malicieux qui se protège du chasseur en se « cachant couchant ». Notre petit cerf grandit et ses bois deviennent immenses , s’il n’a peur de rien, il se sent pourtant très seul. Il accepte alors d’héberger un couple de puces, qui se multiplient, puis deux canaris, un chat et de nombreux autres animaux. Après quelques péripéties, tous les animaux de la forêt finiront par trouver refuge dans ses bois jusqu’au chasseur qui restera bredouille. Une histoire simple et drôle, à lire et à relire ! Les enfants se reconnaîtront dans ce héros attachant qui doit apprendre à se protéger et à accepter les autres. Beaucoup d’humour dans ce récit d’apprentissage avec un clin d’œil amusé à la comptine Un Grand Cerf.

     

    Virginie Lannoy

    Librairie Majuscule, Armentières

  • Derrière la porte

    Derrière la porte

    Un petit album très maniable, facile à emporter partout avec soi, dans le sac à goûter, sous l’oreiller, sur la serviette de plage… Il propose sur chaque double page douze portes secrètes. Chacune a sa couleur et son format, petit, grand, carré ou rectangulaire. Seule une porte peut s’ouvrir ! Blotti derrière la porte blanche surgit le mouton blanc ; et puis là, sous la trappe rouge se cache la coccinelle. Au fil des pages, on découvre la grenouille verte, le souriceau gris, l’araignée noire et velue… L’ouvrage se déguste simplement, déclinant ses couleurs et distillant ses énigmes. Les animaux attendent sagement qu’on veuille leur ouvrir la porte. Enfin, la dernière fenêtre mystérieuse, la plus petite, s’ouvre sur une surprise inattendue, bien moins douce que les précédentes ! Compagnon malicieux du tout petit, cet ouvrage lui permet d’aller au gré de sa fantaisie pour appréhender les formes, les couleurs, les animaux et de se familiariser avec quelques devinettes.

     

     

    Par Yolande Bastian, Bibliothèque de Sarrebourg,

  • Fais pas le singe

    Fais pas le singe

    Un petit cochon, trois oisillons, un drôle de poisson : autour de la thématique des animaux, les tout petits sont invités à choisir une action et à en observer les conséquences en soulevant un volet. Que se passe-t-il quand on fait peur à un putois ou que l’on tire la langue à un caméléon ? Quand on fait un sourire à un âne ou que l’on gratte des ailes d’une poule endormie ? Un album aux couleurs très vives, des dessins simples mais explicites, beaucoup d’humour tant dans le graphisme que dans le texte. Architecte, Christian Guibbaud est un artiste passionné qui travaille dans des domaines variés, allant de la photographie au théâtre en passant par la bande dessinée. Il existe dans la même collection Fais pas le clown, Fais-toi peur, Fais-toi rire, trois titres drôles, très drôles… Un livre surprise à taper, embrasser, chatouiller, un vrai délire, un vrai délice ! À mettre entre toutes les mains.
  • L'Histoire de Noé

    L'Histoire de Noé

    Tout le monde connaît plus ou moins l’histoire de l’arche de Noé qui figure au panthéon littéraire de notre patrimoine. Voici une excellente occasion de la raconter aux enfants. Ce récit simplifié d’un passage de la Bible peut être conté comme une légende, en dehors de toute connotation religieuse pour les non-croyants. L’important réside dans la poésie du texte. On y voit Noé construire son arche, les animaux arriver par couple, l’inondation, la terre qui revit… Les illustrations d’Elena Odriozola ajoutent beaucoup de valeur à cet album de grand format. Belles, poétiques, elles montrent la nature, les animaux, l’eau en mouvement, les arbres. Par contraste, les images représentant les humains sont stylisées, à la limite de la caricature. Même Noé n’est pas présenté à son avantage. Cette iconographie tout en paradoxe fait ressortir l’importance de la nature, l’ensemble se terminant par un magnifique arc-en-ciel.

     

    Thérèse Zouaoui

    Bibliothèque de Saint-Symphorien-sur-Coise

  • La galette géante

    La galette géante

    Partis cueillir des fruits dans les bois, Guri et Gura découvrent un œuf géant. Les deux petits rats décident alors de le ramener chez eux, mais il s’avère trop gros. Après quelques essais infructueux pour le transporter, nos deux héros gourmands et imaginatifs improvisent, au milieu des bois, la confection d’une galette qui attirera bientôt tous les autres animaux de la forêt. Les éditions Autrement nous proposent ici la réédition d’un ouvrage paru au Japon en 1963. Dans un style simple et naïf, les deux auteurs livrent un récit plein de douceur, porté par des illustrations minimalistes, qui invite à la patience et au partage. L’histoire est rythmée par une comptine que scandent les deux petits rongeurs. Une fois la dernière page refermée, cette chansonnette nous reste en tête prolongeant ainsi ce moment de légèreté et de détente.

  • LA RENTREE DE TROTRO

    LA RENTREE DE TROTRO

    Bénédicte Guettier nous enchante une fois de plus avec Trotro, le petit âne malicieux, qui, dans cette nouvelle histoire, fait sa rentée à l'école. Sur le chemin, il rencontre fourmis, papillons, escargots, oiseaux... Chacun à leur tour, il l'emmène dans leur école respective pour y découvrir les couleurs, les formes, les chiffres... Mais quand Trotro arrive dans sa classe, sa maîtresse à juste le temps de finir de dire bonjour aux élèves que, surprise !, tous les amis de notre héros ont décidé de venir dans son école ! La maîtresse acceptera-t-elle leur présence ? Cet album est une petite merveille, l'amitié y tient une place prépondérante. C'est aussi un ouvrage très riche pour l'apprentissage et l'éveil des petits. Il permet d'aborder de façon ludique les premières notions de l'école maternelle. On peut espérer que l’enthousiasme et la curiosité de Trotro resteront à l’esprit de nos petits lutins tout au long de leur première année de grande aventure et de découvertes.

     

    Nathalie Devigne

    Librairie Au Lutin Forézien, Montbrison

     

  • Le dîner surprise

    Le dîner surprise

    Une poule a préparé un repas pour ses amis, l’ours, l’écureuil et la souris. Ce n’est pas un dîner ordinaire, mais un gâteau au fromage frais avec des baies et des grains de sucre. Tout est prêt ; on frappe à la porte. La poule invite son ami à entrer. Stupeur : ce n’est pas l’ours mais le loup, ennemi numéro un de la poule, qui se présente, apeuré, maigre et frigorifié. Elle le laisse pourtant rentrer et le cache dans la cuisine pour ne pas effrayer ses amis. L’ours arrive avec un cadeau pour la poule mais lorsqu’il aperçoit les pattes du loup, il s’enfuit illico. La poule désappointée s’occupe donc du loup. Les trois amis se sauvent et la poule va partager son repas avec le loup, qui, réchauffé et rassasié, dégustera la pâtisserie plutôt que la poule ! On s’attache tout de suite à ces petits personnages dessinés avec beaucoup d’humour. Un texte amusant qui plaira aux tout petits comme aux plus grands.

     

    Virginie Lannoy

    Librairie Majuscule, Armentières

     

  • Le grand bestiaire des animaux

    Le grand bestiaire des animaux

    Vous ne regarderez plus les animaux de la même manière grâce à ce magnifique, et pour le moins insolite, bestiaire. En mettant en parallèle une définition loufoque avec de véritables peintures pleine page de nos amies les bêtes, Autrement jeunesse révolutionne le genre de l’imagier pour enfants. Proche du livre d’art, ce livre éveille la curiosité et l’imagination par la force des traits et la poésie des textes. Les lecteurs reconnaissent d’abord leurs animaux préférés et découvrent l’existence de créatures insoupçonnées telles que l’éphémère ou… le chien-chien-à-sa-mémère ! Ensuite, ils sont invités à rêver une existence pleine de fantaisie bien loin de la monotone logique des adultes. Gageons que ce bestiaire offrira aux petits et aux grands un moment de lecture cocasse et suscitera des définitions pour les animaux qui ne figurent pas dans ce grand livre !

  • Le lion et la souris et autres histoires…

    Le lion et la souris et autres histoires…

    Des poulettes futées qui ont plus d’un tour dans leur sac, des souris parfois trop téméraires mais aussi bien utiles, sans oublier les trois petits cochons ni le roi des animaux : voici neuf histoires qui combleront de joie les enfants autant que les futurs conteurs et conteuses. Des couleurs gaies, des têtes aussi marrantes qu’attachantes des animaux (les vrais héros de ces textes), mille petits détails que l’on découvre avec plaisir à nouvelle chaque lecture : vous l’aurez compris, on ne se lasse pas de feuilleter ce bel ouvrage cartonné. Les textes sont à la hauteur de l’iconographie avec des dialogues pleins d’humour et de poésie, des jeux sur les sonorités et bien sûr un clin d’œil à notre bon vieux La Fontaine dont l’auteur revisite brillamment les fables toujours au goût du jour. À noter sur la liste des cadeaux de Noël en étant assuré qu’il restera longtemps dans les bibliothèques des lecteurs en herbe et de leurs aînés.

  • Le Zarbi Zoo

    Le Zarbi Zoo

     Zarzi est le fier inventeur du Zarbi Zoo, un zoo où il n’y a que des animaux rares et bizarres, et dont la star est le Chépakoi qui pond des œufs en or. Il reçoit la visite de l’inspecteur des Zoos et forêts, Raoul Lemoule, accompagné de son fidèle assistant, Idem Toupareil. Seulement voilà, les canards boiteux, l’ours mal léché, la vache qui pisse et le cochon pendu, ils ne veulent surtout pas en entendre parler ! Heureusement, le Chépakoi est là… Et voici une bande de zozos farfelus qui va enchanter petits et grands. Les illustrations collent parfaitement à la loufoquerie de l’histoire, autant que la voix de François Morel dans le CD qui accompagne le livre (mention spéciale pour Monsieur Toupareil). C’est frais, truffé de jeux de mots et de références. Les parents y trouveront leur compte. Un bémol cependant : j’ai beau chercher, je n’ai toujours pas trouvé l’adresse du Zarbi Zoo…

    Cécile Babois, Librairie Le Carnet à Spirales, Charlieu

  • Les petits curieux

    Les petits curieux

    Un chat, une jument, un taureau, une taupe, un caméléon et un ours disputent une partie de cartes au fond d’un jardin lorsque retentit un énorme vacarme. Les six compères, effrayés et intrigués, vont successivement escalader le mur pour voir ce qu’il s’est passé. Nous nous retrouvons alors dans la peau de chaque animal et tentons de comprendre l’incident à travers leurs yeux. Les Petits Curieux mêle joyeusement à une histoire loufoque, une intrigue et un documentaire. L’originalité de cette histoire tient dans le point de vue de ses protagonistes, la façon dont chacun voit (ou ne voit pas !) et interprète de manière personnelle ce qu’il a observé. L’humour de Bruno Heitz est comme toujours très présent.

     

    Marie-Cécile Pasquier

    Librairie Lucioles, Vienne

  • LILY & CHLOE

    LILY & CHLOE

    L’hiver arrive, Chloé la fourmi doit faire des réserves de nourriture pour attendre le retour du printemps. Mais rien ne va, la cueillette ne donne aucun fruit comestible. Quand Chloé découvre d’appétissantes baies rouges, Lily la coccinelle la prévient du danger : ces fruits sont empoisonnés ! Devant le désespoir de Chloé, Lily va l’aider dans sa quête de nourriture. Voici une nouvelle collection qui apprend aux tout petits des valeurs comme la solidarité et l’entraide. Soutenue par Amnesty international, « À deux c’est mieux » présente quatre titres tout doux dans lesquels Lily protège ou se fait secourir par Enzo le poisson rouge, Tom l’escargot et P’tit Paul le papillon. Un même message se lit au final : « Ah ! oui vraiment à deux c’est mieux ». Les mots sont simples, les illustrations rondes et colorées. De quoi attendrir les parents et enchanter les bambins.

     

    Virginie Jonquet

    Librairie Maupetit, Marseille 

  • Mes animaux en noir et blanc

    Mes animaux en noir et blanc

    Qui lit petit deviendra grand
     
    Pour les adultes, les tout-petits sont un mystère. Pourtant, il apparaît que ces êtres, loin de ne rien comprendre, sont réceptifs dès les premiers instants de leur existence. La voix comme les caresses de leurs parents, sans oublier les livres, constituent de premières sensations qui les aident à appréhender le monde qui les entoure.
     
    Par Aurélia Durandal, Librairie Liragif, Gif-sur-Yvette
     
    Quel adulte ne s’est pas senti perdu en pénétrant le rayon jeunesse d’une librairie ? Le trouble va croissant quand il s’agit de choisir un livre pour les plus petits. Pourquoi offrir un livre à un être qui non seulement ne sait pas lire, mais qui en plus n’y comprendra peut-être rien ? Parce qu’un livre, contrairement à ce que l’on imagine, est un support idéal pour la découverte du monde dès les premiers mois de la vie. Il ne s’agit pas à proprement parler de raconter une histoire, mais d’éveiller la curiosité des enfants sur le monde qui les entoure. Il permet d’instaurer une relation de confiance et de plaisir, et aussi de les guider vers l’autonomie. Le livre, cet objet magique, est l’un des premiers que le petit manipule tout seul : il l’ouvre, le ferme, en tourne les pages à vau-l’eau, et le spectacle offert est toujours différent. S’il prend peu à peu conscience de ses mouvements, l’enfant cherche bientôt à nommer ce qu’il reconnaît. Il chemine doucement vers le langage.
    Aux bébés, dès 6 mois, on peut offrir des livres en tissu. On privilégie alors l’approche sensorielle offerte par le livre. Dans Mes animaux méli mélo (Tourbillon), on propose au petit un imagier animalier moelleux et coloré. Sur chacune des huit pages, un animal est représenté séparé en trois parties. L’enfant peut s’amuser à mélanger oreilles, yeux et museaux, ou à retrouver quelle partie appartient à quel animal. Le livre devient doudou ou support de l’exploration des visages, première partie du corps qui s’offre à lui. Il s’approprie le livre au travers de ses manipulations : chaque volet tourné montre une combinaison différente dont il est créateur.
    Dès 9 mois, pourquoi ne pas choisir un imagier ? Alors que l’enfant commence à émettre des sons, ce type de livre l’aide à se familiariser avec le monde et sa représentation. Il s’agit souvent de proposer des mots du quotidien, que le petit cherchera à nommer en les reconnaissant. La collection « Petit Nathan » s’enrichit de livres en noir et blanc avec des matières à toucher et des motifs brillants. Contrairement aux idées reçues, les bambins ne préfèrent pas les livres colorés « très gais » ; en réalité, dans les premiers mois de la vie, ils ne discernent pas encore très bien les couleurs et apprécient davantage les contrastes tels que le noir et blanc ou les brillants. Outre qu’ils proposent des animaux faciles à identifier, les livres « Petit Nathan », aux formats très légers et aux coins arrondis, sont adaptés aux petites mains. Ils ne craignent pas d’être mordillés ou un peu malmenés. Là encore, il s’agit de découvrir le livre au travers de son corps. Les matières donnent une idée singulière de ce qui est représenté. Le brillant apporte une touche ludique à ses livres dont la lecture se prolonge dans le noir.
    D’autres imagiers plus complexes complètent ceux que nous venons de voir. Ce sont des livres qui mettent en lumière des notions fondamentales telles que les couleurs, les chiffres ou les contraires. L’enfant ne nomme plus simplement un objet, il commence à le décrire en percevant ses différences par rapport à un autre. Pomelo et les contraires est bien plus qu’un imagier. D’abord, les enfants retrouvent un héros récurrent qu’ils prendront plaisir à suivre d’un livre à un autre. Ce personnage amusant a pour fonction de les guider de manière rassurante dans leur apprentissage du quotidien. Comme eux, il fait des bêtises, des gaffes qui sont déjà de véritables aventures. Les contraires proposés, parfois classiques mais souvent pleins d’humour, conduisent les petits à s’interroger, et donc à échanger avec les grands. En observant d’abord, en montrant ensuite, puis en décrivant ce qui se déroule d’une case à l’autre, les enfants font leurs premiers pas dans le monde des mots.
    Alors que leurs facultés de concentration se développent, on peut commencer à lire de vraies histoires. Il convient de choisir des textes dont le contenu est simple et doté si possible d’une structure répétitive. Les formules qui reviennent tel un refrain donnent au récit un rythme particulier et une stabilité rassurante. Dans Vogue, vogue mon bateau (Didier Jeunesse), on suit le voyage au fil de l’eau d’un bateau de papier, avant son retour auprès du petit garçon qui l’a mis à l’eau. L’effet repose sur la surprise qu’offre chacune des doubles pages. Quel sera le destin de la petite embarcation ? Graphiquement, le livre est aussi très réussi : il y a une économie de moyens et de couleurs, tandis qu’une réelle harmonie s’en dégage. Les livres pour petits ne sont pas seulement éducatifs, ils sont également beaux. Dans sa forme allongé et cartonné, le livre se prête bien à l’idée de cheminement. On peut le poser et suivre le voyage du bateau.
    Le jeune lecteur peut s’identifier à ce petit héros tout en assistant à des scènes qu’il ne connaîtra vraisemblablement jamais. N’est-ce pas là un des privilèges de la lecture ? Tout cela se fait de manière très instinctive, évidemment, mais la relation à la lecture évolue à mesure que l’enfant grandit. Bientôt, il se racontera l’histoire à sa manière. En ayant intégré certaines formules, intonations, il les reproduira et se construira les siennes.
    Enfin, de véritables documentaires existent pour les enfants dès 3 ans. Les thèmes proposés correspondent à ceux qui sont censés les intéresser à cet âge, et à ce qu’ils connaissent du monde qui les entoure. La collection « À toucher », chez Milan jeunesse, propose de fixer les renseignements par une approche ludique. On trouve des rabats à soulever, des matières à toucher ou des languettes à tirer. L’objectif est d’accroître la curiosité de l’enfant, et si possible de réussir à l’émerveiller. Il se crée entre le livre et son lecteur une interactivité propice à l’apprentissage. L’enfant est au cœur de sa découverte et parfois même acteur.
    Dans mes animaux familiers à toucher, le petit se voit présenté les premiers animaux de son quotidien au travers d’une fiche d’identité. Chien, chat et autres bêtes y parlent à la première personne afin de faciliter la compréhension. Certains mots en gras permettent de mettre en relief des particularités sur lesquelles les enfants s’interrogent, ou de leur apprendre des mots nouveaux. La dernière page ouvre sur l’animalerie et les nouveaux animaux de compagnie qui font désormais partie de notre quotidien. Ainsi, ce livre s’inscrit résolument dans la réalité du monde d’aujourd’hui.
    Il n’est donc plus à démontrer qu’il faut offrir une multitude de livres aux enfants et dans les formes les plus variées. Elles ne manquent pas : livres objets tantôt ludiques tantôt didactiques, drôles, beaux… Et puis l’adulte se fait plaisir en partageant avec les petits un moment privilégié, il s’émerveille devant leurs progrès qui sont journaliers et l’accompagne vers l’autonomie. Il ne faut jamais oublier que ces petits lecteurs seront les adultes de demain, et que notre rôle est d’en faire des êtres en phase avec le monde dans lequel ils grandissent. La lecture n’est pas une affaire d’âge, c’est une fenêtre ouverte sur la vie.
  • Mes animaux familiers à toucher

    Mes animaux familiers à toucher

    Qui lit petit deviendra grand
     
    Pour les adultes, les tout-petits sont un mystère. Pourtant, il apparaît que ces êtres, loin de ne rien comprendre, sont réceptifs dès les premiers instants de leur existence. La voix comme les caresses de leurs parents, sans oublier les livres, constituent de premières sensations qui les aident à appréhender le monde qui les entoure.
     
    Par Aurélia Durandal, Librairie Liragif, Gif-sur-Yvette
     
    Quel adulte ne s’est pas senti perdu en pénétrant le rayon jeunesse d’une librairie ? Le trouble va croissant quand il s’agit de choisir un livre pour les plus petits. Pourquoi offrir un livre à un être qui non seulement ne sait pas lire, mais qui en plus n’y comprendra peut-être rien ? Parce qu’un livre, contrairement à ce que l’on imagine, est un support idéal pour la découverte du monde dès les premiers mois de la vie. Il ne s’agit pas à proprement parler de raconter une histoire, mais d’éveiller la curiosité des enfants sur le monde qui les entoure. Il permet d’instaurer une relation de confiance et de plaisir, et aussi de les guider vers l’autonomie. Le livre, cet objet magique, est l’un des premiers que le petit manipule tout seul : il l’ouvre, le ferme, en tourne les pages à vau-l’eau, et le spectacle offert est toujours différent. S’il prend peu à peu conscience de ses mouvements, l’enfant cherche bientôt à nommer ce qu’il reconnaît. Il chemine doucement vers le langage.
    Aux bébés, dès 6 mois, on peut offrir des livres en tissu. On privilégie alors l’approche sensorielle offerte par le livre. Dans Mes animaux méli mélo (Tourbillon), on propose au petit un imagier animalier moelleux et coloré. Sur chacune des huit pages, un animal est représenté séparé en trois parties. L’enfant peut s’amuser à mélanger oreilles, yeux et museaux, ou à retrouver quelle partie appartient à quel animal. Le livre devient doudou ou support de l’exploration des visages, première partie du corps qui s’offre à lui. Il s’approprie le livre au travers de ses manipulations : chaque volet tourné montre une combinaison différente dont il est créateur.
    Dès 9 mois, pourquoi ne pas choisir un imagier ? Alors que l’enfant commence à émettre des sons, ce type de livre l’aide à se familiariser avec le monde et sa représentation. Il s’agit souvent de proposer des mots du quotidien, que le petit cherchera à nommer en les reconnaissant. La collection « Petit Nathan » s’enrichit de livres en noir et blanc avec des matières à toucher et des motifs brillants. Contrairement aux idées reçues, les bambins ne préfèrent pas les livres colorés « très gais » ; en réalité, dans les premiers mois de la vie, ils ne discernent pas encore très bien les couleurs et apprécient davantage les contrastes tels que le noir et blanc ou les brillants. Outre qu’ils proposent des animaux faciles à identifier, les livres « Petit Nathan », aux formats très légers et aux coins arrondis, sont adaptés aux petites mains. Ils ne craignent pas d’être mordillés ou un peu malmenés. Là encore, il s’agit de découvrir le livre au travers de son corps. Les matières donnent une idée singulière de ce qui est représenté. Le brillant apporte une touche ludique à ses livres dont la lecture se prolonge dans le noir.
    D’autres imagiers plus complexes complètent ceux que nous venons de voir. Ce sont des livres qui mettent en lumière des notions fondamentales telles que les couleurs, les chiffres ou les contraires. L’enfant ne nomme plus simplement un objet, il commence à le décrire en percevant ses différences par rapport à un autre. Pomelo et les contraires est bien plus qu’un imagier. D’abord, les enfants retrouvent un héros récurrent qu’ils prendront plaisir à suivre d’un livre à un autre. Ce personnage amusant a pour fonction de les guider de manière rassurante dans leur apprentissage du quotidien. Comme eux, il fait des bêtises, des gaffes qui sont déjà de véritables aventures. Les contraires proposés, parfois classiques mais souvent pleins d’humour, conduisent les petits à s’interroger, et donc à échanger avec les grands. En observant d’abord, en montrant ensuite, puis en décrivant ce qui se déroule d’une case à l’autre, les enfants font leurs premiers pas dans le monde des mots.
    Alors que leurs facultés de concentration se développent, on peut commencer à lire de vraies histoires. Il convient de choisir des textes dont le contenu est simple et doté si possible d’une structure répétitive. Les formules qui reviennent tel un refrain donnent au récit un rythme particulier et une stabilité rassurante. Dans Vogue, vogue mon bateau (Didier Jeunesse), on suit le voyage au fil de l’eau d’un bateau de papier, avant son retour auprès du petit garçon qui l’a mis à l’eau. L’effet repose sur la surprise qu’offre chacune des doubles pages. Quel sera le destin de la petite embarcation ? Graphiquement, le livre est aussi très réussi : il y a une économie de moyens et de couleurs, tandis qu’une réelle harmonie s’en dégage. Les livres pour petits ne sont pas seulement éducatifs, ils sont également beaux. Dans sa forme allongé et cartonné, le livre se prête bien à l’idée de cheminement. On peut le poser et suivre le voyage du bateau.
    Le jeune lecteur peut s’identifier à ce petit héros tout en assistant à des scènes qu’il ne connaîtra vraisemblablement jamais. N’est-ce pas là un des privilèges de la lecture ? Tout cela se fait de manière très instinctive, évidemment, mais la relation à la lecture évolue à mesure que l’enfant grandit. Bientôt, il se racontera l’histoire à sa manière. En ayant intégré certaines formules, intonations, il les reproduira et se construira les siennes.
    Enfin, de véritables documentaires existent pour les enfants dès 3 ans. Les thèmes proposés correspondent à ceux qui sont censés les intéresser à cet âge, et à ce qu’ils connaissent du monde qui les entoure. La collection « À toucher », chez Milan jeunesse, propose de fixer les renseignements par une approche ludique. On trouve des rabats à soulever, des matières à toucher ou des languettes à tirer. L’objectif est d’accroître la curiosité de l’enfant, et si possible de réussir à l’émerveiller. Il se crée entre le livre et son lecteur une interactivité propice à l’apprentissage. L’enfant est au cœur de sa découverte et parfois même acteur.
    Dans mes animaux familiers à toucher, le petit se voit présenté les premiers animaux de son quotidien au travers d’une fiche d’identité. Chien, chat et autres bêtes y parlent à la première personne afin de faciliter la compréhension. Certains mots en gras permettent de mettre en relief des particularités sur lesquelles les enfants s’interrogent, ou de leur apprendre des mots nouveaux. La dernière page ouvre sur l’animalerie et les nouveaux animaux de compagnie qui font désormais partie de notre quotidien. Ainsi, ce livre s’inscrit résolument dans la réalité du monde d’aujourd’hui.
    Il n’est donc plus à démontrer qu’il faut offrir une multitude de livres aux enfants et dans les formes les plus variées. Elles ne manquent pas : livres objets tantôt ludiques tantôt didactiques, drôles, beaux… Et puis l’adulte se fait plaisir en partageant avec les petits un moment privilégié, il s’émerveille devant leurs progrès qui sont journaliers et l’accompagne vers l’autonomie. Il ne faut jamais oublier que ces petits lecteurs seront les adultes de demain, et que notre rôle est d’en faire des êtres en phase avec le monde dans lequel ils grandissent. La lecture n’est pas une affaire d’âge, c’est une fenêtre ouverte sur la vie.
  • Mes animaux Méli Mélo

    Mes animaux Méli Mélo

    Qui lit petit deviendra grand
     
    Pour les adultes, les tout-petits sont un mystère. Pourtant, il apparaît que ces êtres, loin de ne rien comprendre, sont réceptifs dès les premiers instants de leur existence. La voix comme les caresses de leurs parents, sans oublier les livres, constituent de premières sensations qui les aident à appréhender le monde qui les entoure.
     
    Par Aurélia Durandal, Librairie Liragif, Gif-sur-Yvette
     
    Quel adulte ne s’est pas senti perdu en pénétrant le rayon jeunesse d’une librairie ? Le trouble va croissant quand il s’agit de choisir un livre pour les plus petits. Pourquoi offrir un livre à un être qui non seulement ne sait pas lire, mais qui en plus n’y comprendra peut-être rien ? Parce qu’un livre, contrairement à ce que l’on imagine, est un support idéal pour la découverte du monde dès les premiers mois de la vie. Il ne s’agit pas à proprement parler de raconter une histoire, mais d’éveiller la curiosité des enfants sur le monde qui les entoure. Il permet d’instaurer une relation de confiance et de plaisir, et aussi de les guider vers l’autonomie. Le livre, cet objet magique, est l’un des premiers que le petit manipule tout seul : il l’ouvre, le ferme, en tourne les pages à vau-l’eau, et le spectacle offert est toujours différent. S’il prend peu à peu conscience de ses mouvements, l’enfant cherche bientôt à nommer ce qu’il reconnaît. Il chemine doucement vers le langage.
    Aux bébés, dès 6 mois, on peut offrir des livres en tissu. On privilégie alors l’approche sensorielle offerte par le livre. Dans Mes animaux méli mélo (Tourbillon), on propose au petit un imagier animalier moelleux et coloré. Sur chacune des huit pages, un animal est représenté séparé en trois parties. L’enfant peut s’amuser à mélanger oreilles, yeux et museaux, ou à retrouver quelle partie appartient à quel animal. Le livre devient doudou ou support de l’exploration des visages, première partie du corps qui s’offre à lui. Il s’approprie le livre au travers de ses manipulations : chaque volet tourné montre une combinaison différente dont il est créateur.
    Dès 9 mois, pourquoi ne pas choisir un imagier ? Alors que l’enfant commence à émettre des sons, ce type de livre l’aide à se familiariser avec le monde et sa représentation. Il s’agit souvent de proposer des mots du quotidien, que le petit cherchera à nommer en les reconnaissant. La collection « Petit Nathan » s’enrichit de livres en noir et blanc avec des matières à toucher et des motifs brillants. Contrairement aux idées reçues, les bambins ne préfèrent pas les livres colorés « très gais » ; en réalité, dans les premiers mois de la vie, ils ne discernent pas encore très bien les couleurs et apprécient davantage les contrastes tels que le noir et blanc ou les brillants. Outre qu’ils proposent des animaux faciles à identifier, les livres « Petit Nathan », aux formats très légers et aux coins arrondis, sont adaptés aux petites mains. Ils ne craignent pas d’être mordillés ou un peu malmenés. Là encore, il s’agit de découvrir le livre au travers de son corps. Les matières donnent une idée singulière de ce qui est représenté. Le brillant apporte une touche ludique à ses livres dont la lecture se prolonge dans le noir.
    D’autres imagiers plus complexes complètent ceux que nous venons de voir. Ce sont des livres qui mettent en lumière des notions fondamentales telles que les couleurs, les chiffres ou les contraires. L’enfant ne nomme plus simplement un objet, il commence à le décrire en percevant ses différences par rapport à un autre. Pomelo et les contraires est bien plus qu’un imagier. D’abord, les enfants retrouvent un héros récurrent qu’ils prendront plaisir à suivre d’un livre à un autre. Ce personnage amusant a pour fonction de les guider de manière rassurante dans leur apprentissage du quotidien. Comme eux, il fait des bêtises, des gaffes qui sont déjà de véritables aventures. Les contraires proposés, parfois classiques mais souvent pleins d’humour, conduisent les petits à s’interroger, et donc à échanger avec les grands. En observant d’abord, en montrant ensuite, puis en décrivant ce qui se déroule d’une case à l’autre, les enfants font leurs premiers pas dans le monde des mots.
    Alors que leurs facultés de concentration se développent, on peut commencer à lire de vraies histoires. Il convient de choisir des textes dont le contenu est simple et doté si possible d’une structure répétitive. Les formules qui reviennent tel un refrain donnent au récit un rythme particulier et une stabilité rassurante. Dans Vogue, vogue mon bateau (Didier Jeunesse), on suit le voyage au fil de l’eau d’un bateau de papier, avant son retour auprès du petit garçon qui l’a mis à l’eau. L’effet repose sur la surprise qu’offre chacune des doubles pages. Quel sera le destin de la petite embarcation ? Graphiquement, le livre est aussi très réussi : il y a une économie de moyens et de couleurs, tandis qu’une réelle harmonie s’en dégage. Les livres pour petits ne sont pas seulement éducatifs, ils sont également beaux. Dans sa forme allongé et cartonné, le livre se prête bien à l’idée de cheminement. On peut le poser et suivre le voyage du bateau.
    Le jeune lecteur peut s’identifier à ce petit héros tout en assistant à des scènes qu’il ne connaîtra vraisemblablement jamais. N’est-ce pas là un des privilèges de la lecture ? Tout cela se fait de manière très instinctive, évidemment, mais la relation à la lecture évolue à mesure que l’enfant grandit. Bientôt, il se racontera l’histoire à sa manière. En ayant intégré certaines formules, intonations, il les reproduira et se construira les siennes.
    Enfin, de véritables documentaires existent pour les enfants dès 3 ans. Les thèmes proposés correspondent à ceux qui sont censés les intéresser à cet âge, et à ce qu’ils connaissent du monde qui les entoure. La collection « À toucher », chez Milan jeunesse, propose de fixer les renseignements par une approche ludique. On trouve des rabats à soulever, des matières à toucher ou des languettes à tirer. L’objectif est d’accroître la curiosité de l’enfant, et si possible de réussir à l’émerveiller. Il se crée entre le livre et son lecteur une interactivité propice à l’apprentissage. L’enfant est au cœur de sa découverte et parfois même acteur.
    Dans mes animaux familiers à toucher, le petit se voit présenté les premiers animaux de son quotidien au travers d’une fiche d’identité. Chien, chat et autres bêtes y parlent à la première personne afin de faciliter la compréhension. Certains mots en gras permettent de mettre en relief des particularités sur lesquelles les enfants s’interrogent, ou de leur apprendre des mots nouveaux. La dernière page ouvre sur l’animalerie et les nouveaux animaux de compagnie qui font désormais partie de notre quotidien. Ainsi, ce livre s’inscrit résolument dans la réalité du monde d’aujourd’hui.
    Il n’est donc plus à démontrer qu’il faut offrir une multitude de livres aux enfants et dans les formes les plus variées. Elles ne manquent pas : livres objets tantôt ludiques tantôt didactiques, drôles, beaux… Et puis l’adulte se fait plaisir en partageant avec les petits un moment privilégié, il s’émerveille devant leurs progrès qui sont journaliers et l’accompagne vers l’autonomie. Il ne faut jamais oublier que ces petits lecteurs seront les adultes de demain, et que notre rôle est d’en faire des êtres en phase avec le monde dans lequel ils grandissent. La lecture n’est pas une affaire d’âge, c’est une fenêtre ouverte sur la vie.
  • Nuit

    Nuit

    Bruits de papier

     

    « Avez-vous déjà regardé des pop-up dans le noir ? Avez-vous déjà entendu des pop-up crier ? »

    Si ce n’est pas le cas,  Nuit et Bruit, d’Arnaud Roi, titres innovants dans ce domaine, vont vous étonner !

    Par Jennifer Maigrot, Librairie Sauramps-Polymômes, Montpellier

     

    Avec du jamais vu dans le domaine du pop-up, Bruit et Nuit surprennent. Voilà des livres animés pour les petits, des livres qui développent l’imagination autant par leur style graphique que par les singuliers animaux qui agrémentent leurs pages. Dans Bruit, de petites pastilles, que le jeune lecteur est invité à presser, produisent des cris très réalistes. Et dans Nuit, un interrupteur activant une petite lampe vous fera redécouvrir le pop-up dans le noir, lui donnant alors une toute autre dimension. Chacun de ces livres animés présente sept animaux étranges et méconnus. Si l’on ne connaît pas le rugissement du lion ou les sonorités du serpent à sonnette, au moins peut-on les imaginer ; pour le gnou ou le zèbre, c’est tout de même une autre histoire ! Sur chaque double-page, un pop-up blanc en découpage sur fond coloré, le tout dans un style épuré et accompagné de quelques mots explicatifs – dans Bruit, par exemple, on fournira le nom du bruit auquel correspond le son émis par le pop-up. Ces petits textes sont également très poétiques,  avec pour certains une typographie choisie en fonction de l’animal.

    Bruit et Nuit sont les premiers titres d’Arnaud Roi en tant qu’auteur-ingénieur papier. Il travaille à Toulouse avec Camille Baladi au sein de l’atelier « Upupup ! », spécialisé dans les techniques du pop-up. Nous leur devons l’animation de nombreux autres titres chez Milan (notamment dans les collections « Contes et comptines à toucher » et « Mon livre animé »), du très beau Rue Lapuce chez Didier Jeunesse, ou encore de Jeux t’aime chez Tana, pour les adultes. Véritable artiste et amoureux du pop-up, Arnaud Roi réussit à renouveler le genre et le résultat est des plus savoureux !  On ne se lasse pas de feuilleter ces livres, allant de découverte en découverte devant les yeux émerveillés des bouts d’choux.

     

  • Poil à l'animal

    Poil à l'animal

    À rebrousse… poil de notre époque où les canons de beauté appellent à toujours plus lisse et toujours plus uniforme, cet album tout carton ose prendre la défense… du poil ! Faisant rimer la partie du corps où se situe le fameux poil avec le nom de l’animal, l’auteur présente toutes sortes de bestioles, des pays froids comme des pays chauds. Très expressifs et débordants d’humour, les dessins de Vincent Boudgourd stimuleront les zygomatiques des tout-petits et même des plus grands ! Tenez, avez-vous déjà rencontré une araignée (poil au pied) gogo-danseuse à cinq paires de bottes ultra-compensées se déhanchant sous une boule à facette ? Saurez-vous deviner d’où part le poil… du têtard ? Un album « poilitiquement » incorrect, à mettre entre toutes les petites mains, pour une bien chouette façon de commencer à jouer avec la langue.

     

    Audrey Raveglia

    Librairie Le Grand Cercle, Éragny-sur-Oise

  • Raymond rêve

    Raymond rêve

    Raymond rêve d’être un mille-pattes, une girafe ou même une cerise… Quelle ambition pour un si petit animal ! Et pourtant il suffirait d’un rien, d’un brin d’imagination pour que notre gastéropode change de forme. Mais au travers d’une rencontre, Raymond découvre que le bonheur est à portée de main et qu’il n’a pas besoin de le rêver. L’amour lui permet de s’incarner. La simplicité du trait, des couleurs, l’humour subtil du texte donnent à ce bel album toute sa force. Les enfants reconnaîtront avec malice Raymond dans ses déguisements et s’identifieront à lui. Ce livre est un hommage aux petits et à leur pouvoir de créativité. Il montre que quelle que soit notre place dans la famille, chacun rêve. Il incite à s’attarder sur ceux que l’on oublie parce que moins visibles. L’individualité n’est pas une affaire de taille mais de caractère et pour ça, nul besoin d’être un grand pour en être doté.

  • Rhino a un truc qui lui gratte le dos

    Rhino a un truc qui lui gratte le dos

    Ou comment découvrir pourquoi les rhinocéros et les oiseaux pique-bœufs se promènent toujours ensemble…

    Un matin, dans la savane, un rhinocéros se réveille avec une furieuse envie de se gratter le dos. Mais, « nom d’une girafe à roulettes », impossible d’atteindre la partie à gratter. Et tous les animaux de rire. Seule la gazelle lui conseille gentiment de se frotter le dos contre un arbre. C’est chose faite mais, patatras, l’arbre se renverse au grand mécontentement d’un oiseau qui en picore de rage le dos de notre rhino ! Ah ! Quel soulagement ! S’ensuit un accord à l’avantage des deux parties : l’oiseau gratte le dos du rhinocéros, tandis que celui-ci lui offre son oreille comme nid. La boucle est bouclée, pour le plus grand plaisir des petits. Le graphisme très étudié (des formes géométriques colorées sur fond blanc) et le vocabulaire très rigolo (des onomatopées et des noms d’oiseaux) servent à souhait l’histoire.

     

    Bénédicte Cabane Librairie des Danaïdes, Aix-les-bains

  • Splat est amoureux

    Splat est amoureux

    Splat le chat est de retour, pour notre plus grand bonheur. Splat est un petit chaton qui manque cruellement de confiance en lui. Mais aujourd'hui, fête de la Saint-Valentin, Splat est heureux : il va enfin pouvoir déclarer son amour à Kattie, une petite chatte blanche et coquine qui n’est pas toujours gentille avec lui. Pour cela, il écrit une vraie carte d’amour à Kattie et décide de la lui offrir à la récré. Mais l’horreur se produit : Grouff, un énorme matou, lui donne aussi une carte, bien plus grande que celle de Splat. Et ce dernier n’est pas content, pas content du tout. Que se passera-t-il ? Qui Kattie choisira-t-elle ? Suspense. C’est charmant, ravissant. Les illustrations sont très amusantes, on s’attache vite à Splat et à tous ses amis matous, petits et grands. Du bon Rob Scotton ! Beaucoup d’adultes se reconnaîtront dans cet album…

     

    Virginie Lannoy

    Librairie Majuscule, Armentières

  • Tralali

    Tralali

    Ce livre-cd, très court, permet aux petits de découvrir des nouveaux sons associés à une musique : la neige, la mésange, l'ours qui boit, le loup qui fredonne, l'éléphant, etc. À chaque situation est associée une tonalité qui va devenir une joyeuse musique « orchestrale » et finir en berceuse pour endormir tout le monde. Nous entrons dans un univers plein de gaieté et de surprises instrumentales. L'histoire fonctionne comme une ritournelle et permet l'interaction des parents avec leurs enfants. Les illustrations, au crayon de couleur, de Benjamin Chaud complètent avec sensibilité cette douceur propre aux tout-petits. Laurent Sauvagnac fait de ces sons un univers musical approprié aux plus jeunes. Ainsi, à travers la légèreté musicale et les illustrations, chaque enfant trouvera avec saveur le timbre qu'il lui plaira afin de découvrir un monde musical nouveau. Et pour les parents leur bonheur d'endormir leur enfant en gaieté !

     

    Claire Sanchez

    librairie Sauramps Polymômes, Montpellier 

  • Un chien dans la poche

    Un chien dans la poche

    Ce récit aborde avec tendresse et humour l’histoire d’une relation entre un chien et un petit garçon. Toutefois, cet animal est particulier : c’est un dessin sur un petit bout de papier dessiné par le grand frère du héros. Au fil des pages, du temps et des rêveries, le lecteur partage les câlins, les émotions, les expériences des deux compagnons. Les phrases courtes favorisent la dynamique du récit. Le lecteur se promène au rythme des deux amis. Les illustrations un peu surannées font écho à la poésie de l’histoire et nous rappellent avec un peu de nostalgie et énormément de tendresse, nos livres d’antan. Cet album aborde avec un profond respect et une véritable douceur, la notion de compagnon imaginaire, si important pour les enfants. Aux premiers jours de la rentrée, cet ouvrage peut atténuer les gros chagrins et rassurés les petits angoissés.

  • 365 pingouins

    365 pingouins

    365 pingouins est un livre dont le graphisme simple n’enlève en rien l’intérêt que portera le lecteur au déroulement de l’histoire. Les phrases sont simples, le dialogue accroche. Les couleurs sobres permettent de situer rapidement les personnages dans l’histoire. Et quelle histoire ? Un cadeau insolite livré le premier jour de l’an à neuf heures du matin. Pas de nom, pas d’adresse. En ouvrant le paquet, une famille découvre un pingouin accompagné d’un mot bizarre. Le lendemain, le même rituel et les mêmes questionnements. Le lecteur sera amené à compter, à trouver des solutions et à résoudre le problème qu’est devenu le rangement des pingouins chaque jour de la semaine, chaque mois de l’année. Un trait d’humour, quelques additions et multiplications, un peu d’imagination, c’est déjà la fin du livre. Une sonnette qui retentit, le mystère sera-t-il résolu ? À lire seul ou à mettre en scène, l’attention et la participation sont garanties.

     

    Lydie Nardi

    CLSH de l'Hissaure, Magnac-Bourg

  • Bêêêtes

    Bêêêtes

    L’histoire débute par une scène champêtre et paisible : il fait beau, un oiseau gazouille, un mouton broute, un chien veille et un chasseur dort. Tout est paisible, jusqu’au moment où le chasseur se réveille. Il s’en prend alors aux bêtes qui l’entourent : le vautour, le loup, le corbeau, le petit insecte… tous sont chassés. Le chien préfère abandonner les lieux, le mouton déguerpir, toutefois, ils ne manquent pas de dire leur façon de penser. Finalement l’homme se retrouve seul, tout seul et alors il se sent drôlement bête !Avec l’humour et la finesse qui le caractérisent, l’auteur s’amuse à jouer sur le sens du mot « bête ». Chemin faisant, il amène le lecteur à réfléchir sur la tolérance et l’intelligence : le chasseur aboie des ordres, le mouton suit et rejoint ses compagnons exclus.

    De l’homme ou de l’animal, qui est finalement le plus bête ?

     

    Mady Cabanès

    École maternelle Jacques Prévert Clermont-L’Hérault

  • Bestiaire universel du Professeur Revillod

    Bestiaire universel du Professeur Revillod

    Connaissez-vous le professeur Revillod ? Ce zoologiste éminent aurait inspiré (rien de moins) Raymond Queneau dans l’art combinatoire de ses Cent mille milliards de poèmes. Son Bestiaire Universel réunit, grâce au zèle de deux dévoués disciples et à un ingénieux système de pages découpées en trois parties, 4 096 animaux étonnants, soigneusement représentés par la plume minutieuse de Javier Saez Castan. La plupart des spécimens se font tirer le portrait, paisiblement érigés sur des socles non moins étonnants. Ajoutez à cela les commentaires directement inspirés d’Aristote de son complice Miguel Murugarren (philosophe de formation) et vous obtenez un magnifique livre-objet au charme désuet et inépuisable. Publié en version originale en 2003, cet ouvrage, « premier fascicule du Bestiaire Universel, œuvre colossale » nous laisse espérer une suite, source certaine d’émerveillement pour curieux de tout âge…

  • Ce que lisent les animaux avant de dormir

    Ce que lisent les animaux avant de dormir

    Les animaux aussi sont accros à la lecture du soir, mais chacun a ses petites habitudes. L’occasion de célébrer la diversité des styles et des caractères et de jouer avec les mots.

    Piste de lecture
  • Coq star

    Coq star

    Ce soir, c'est la finale de la Ferme Académie ! À la clé, deux places pour le concert d'Elvis Poulet. Marge et Lola, deux poulettes, sont scotchées devant l'affiche. Elvis est le plus grand : hors de question qu'elles ratent ce concert exceptionnel ! Seulement voilà, elles n'ont aucun réel talent ! Que pourraient-elles faire face à des cochons acrobates, des vaches lunaires et surtout des canards champions de surf ? Toute la journée, elles cherchent, s'entraînent, sous les quolibets des canards arrogants, sans vraiment de résultat. Le soir venu, résignées, elles décident d'être elles-mêmes... et c'est parti ! Nos deux poulettes commencent alors à caqueter, agiter leurs ailes, elles se trémoussent et enchaînent les danses les plus folles ! Cela suffira-t-il à faire mordre la poussière aux canards ? Pas sûr, mais une surprise de taille attend Marge et Lola. Un album rigolo, dynamique et un brin déjanté !

     

    Isabelle Réty

    Librairie Gwalarn, Lannion

     

  • L’Heure Rouge

    L’Heure Rouge

    Le roi de l’ombre et de la lumière

    Le roi des ombres et des découpages vient enchanter notre fin d’année grâce à trois albums : le très zen Akiko la courageuse, le splendide Pleine lune, et L’Heure rouge incandescente. Plongée au cœur d’un univers mystérieux mais tendre, où les animaux sont majestueux et les textes lumineux.

    Par Kelly Tran, Librairie Comme un roman, Paris 3e

    C’est d’abord aux éditions Picquier Jeunesse qu’Antoine Guillopé a ouvert son bal de fin d’année, en redonnant vie à son personnage Akiko pour la quatrième fois. Après l’avoir connue curieuse, rêveuse ou encore amoureuse, c’est courageuse qu’elle nous apparaît dans ce bel album poétique. Courageuse, sans nul doute, car ce que préfère notre héroïne, c’est s’engouffrer au cœur de la forêt malgré la neige et l’obscurité, avec pour seule compagnie les animaux protecteurs et son kimono qui lui tient chaud. La finesse des illustrations et du texte font de ce petit conte zen un joli moment de douceur. Illustrations qui annoncent déjà l’une des plus belles surprises de cette fin d’année ; coup de cœur indéniable de bien des libraires : Pleine lune, aux éditions Gautier Languereau. Un véritable travail d’orfèvre puisque les animaux qui peuplent la forêt (certains sont déjà présents dans Akiko la courageuse) par cette nuit de pleine lune sont subtilement découpés, tels de la dentelle, opérant ainsi un ingénieux jeu d’ombre et de lumière sur les pages noires et blanches. Mais il faut le voir pour le croire, rendez-vous donc en librairie pour découvrir cet indescriptible objet et ceux qui s’y cachent, destiné aux petits dès 3 ans jusqu’aux plus grands, et même très grands.

    Ce jeu d’ombres on le retrouve sous une autre forme encore dans L’Heure rouge, aux éditions de L’Élan vert. Antoine Guillopé se fait accompagné pour le texte par Marie-Astrid Bailly-Maître, mais on retrouve assurément la patte du maître dans les illustrations. Dans un décor crépusculaire aux humeurs et aux couleurs changeantes, Mine la souris a rendez-vous avec le grand loup au pied du seul arbre de la plaine. Cette rencontre improbable, qui surprend même l’hirondelle bienveillante, n’a qu’un but, profiter du soleil couchant et de la chaude lumière pour s’adonner au jeu des ombres chinoises. Pas de rapport de force dans cette histoire là, juste le plaisir de se retrouver pour jouer. Le loup se transforme alors en lapin ou en dauphin, la souris en immense chouette ou en fier coq. Une chose est sure, ces deux là ont fière allure !

     

     

  • La moufle

    La moufle

    Par une journée d’hiver particulièrement froide, un écureuil trouve une moufle abandonnée dans la neige. Un merveilleux endroit pour se réchauffer !

    Piste de lecture
  • Le petit rat

    Le petit rat

    Le petit rat est mort, il s’est noyé dans un pot de lait. Sa mère se lamente. « Qu’ét-o qu’ol ét qu’ol at qui se passe ? » (Qu’est-ce qui se passe ?), phrase clé en poitevin dans le texte qui résonne comme une ritournelle et déclenche des réactions en cascade : de la fenêtre qui s’ouvre à la porte qui se démanche, aux hommes qui cassent leurs pots et coupent les pattes des vaches. La conteuse utilise à la fois un vocabulaire recherché et des expressions orales savoureuses en bouche. Ce conte populaire est mis en valeur par des illustrations vives et colorées, habitées par des personnages dynamiques et drôles. Les vaches ne produisent plus de lait et punissent les hommes de leurs bêtises. Ces derniers recollent les pattes des vaches à toute vitesse avec de la colle superglu. Les personnages retrouvent alors leurs esprits, la fenêtre se referme et la mère rate cesse de pleurer. Tout rentre finalement dans l’ordre lorsque le petit rat, bien vivant, se réveille en sursaut.
  • Sauve qui poule!

    Sauve qui poule!

    Panique au poulailler de nos cocottes préférées ! Alors qu’une partie de cache-cache s’est engagé, l’équipe des coqs a été enlevée par la progéniture de Goupil-mains-rouges. En effet, en les voyant se chamailler, les renardeaux les ont pris pour des coqs de combat, le parfait cadeau d’anniversaire pour leur père ! Heureusement, comme d’habitude, la solution vient des filles et de leur astuce mêlée de courage ! Nos poulettes se lient d’amitié avec la renarde de la famille et surtout imaginent un vrai prédateur pour les renards : un monstre cornu… en légumes ! Les aventures des petites poules n’ont rien perdu de leur humour légendaire. Le rythme trépidant est souligné par une lecture d’image proche de la BD : l’alternance des illustrations pleine page, bandes et vignettes sous-tendent l’intensité dramatique de l’intrigue. Un livre savoureux pour les lecteurs, quel que soit leur âge.

  • SSSI J’TE MORDS, T’ES MORT !

    SSSI J’TE MORDS, T’ES MORT !

    Ah ! Le nouveau Cécile Hudrisier est enfin là ! Cette illustratrice est si douée que nous attendons tous les ans son album, comme le vin nouveau. Cette fois-ci, elle illustre de découpages et de modelages l’histoire du lion et du serpent. De ces deux animaux, qui est le plus fort ? Telle est la question. Ces deux créatures revendiquent chacune leur force et leur férocité. Mais il faut que le lion reconnaisse la tête de mule qu’est le serpent… Peut-être que l’avis des autres animaux tranchera net leur conflit. Dès lors commence une série de scènes savoureuses (avec une mention spéciale pour l’éléphant et son sac intersavane). Le jeu subtil avec la langue française confère un air tout à fait élégant à cette fable humoristique, ce qui ne gâche pas le plaisir de la lire et la relire. Alors, cher lecteur, ce n’est pas l’heure de manger mais de répondre : du serpent ou du lion, qui est le plus fort ?

  • Un goûter en forêt

    Un goûter en forêt

    Un matin où la neige recouvre le paysage, Kikko apporte un gâteau à sa grand-mère. Pour cela il lui faut traverser seule le bois enneigé. Ses pas l’entraînent dans une grande maison remplie d’animaux vêtus comme les humains. Ils s’apprêtent à goûter et invitent Kikko.

  • Un Jour, deux Ours…

    Un Jour, deux Ours…

    Dans la longue nuit du Grand Nord, tout serait tellement ennuyeux si l’on n’était pas deux ! Les ours Igor et Samson se sont rencontrés et depuis, la pêche et les jeux sont un constant bonheur partagé. Joyeux et joueurs, ils ne voient pas filer les jours. Ils se perdent, errent, se retrouvent, mesurent la joie d’être ensemble. Dans le jour qui se lève, les deux silhouettes – noire ou blanche ? – sont devenues un ours brun, un ours blanc. Le texte sobre et poétique de Ghislaine Roman est un écho parfait à ce théâtre d’ombres auquel Antoine Guilloppé nous avait déjà initiés dans Loup noir. Les lignes épurées, noires et blanches, évoquent le silence, la solitude, la joie et la sérénité. Les dernières pages, colorées, ne sont là que comme un accident : l’essentiel a déjà été dit.

     

    Françoise Guiseppin

    Lib. Ombres Blanches, Toulouse

  • C'est l'histoire d'une histoire

    C'est l'histoire d'une histoire

    C’est toujours la même histoire. Chaque matin, le gardien sort de sa maison et réveille le grand méchant loup qui poursuit les animaux. Mais aujourd’hui il pleut. Que se passe t-il lorsque le gardien ne se réveille pas ?

  • Colette

    Colette

    Colette est une vieille dame qui semble un brin distraite et tout ce qu’elle fait dans sa journée bien chargée tend à le prouver. Pourquoi donc des animaux investissent sa maison ? Pourquoi ne semble-t-elle pas les voir ? Et si tout cela n’était qu’une question de lunettes ?

    Piste de lectureMots difficiles
  • La feuille de bananier magique

    La feuille de bananier magique

    Dans la plus pure tradition des contes populaires, voici narrée la malice d'un jeune cerf-souris qui, trahi par sa gourmandise, se retrouve prisonnier au fond d'un trou. Le trou est grand et profond, mais le cerf-souris est plein de ressources et échafaude vite un plan pour se tirer de ce mauvais pas. Vous dévoiler le fin mot de l'histoire serait manquer de jugeote : tout le plaisir de ces fables philosophiques est d'en apprécier soi-même le dénouement. L'intérêt de cet album tient également au choix graphique puisque pour la première fois est utilisée une technique d'illustration ancestrale indonésienne, le patachitra. Riches en couleurs, les dessins sont un merveilleux moteur à l'imagination de part la précision des décors et la représentation des animaux sauvages. L'aventure de Kanchil vous ramènera sûrement à vos souvenirs d'enfance et ces contes d'animaux rusés du Père Castor (Un petit chacal très malin, par exemple).

    Piste de lecture
  • Un beau jour du crocodile

    Un beau jour du crocodile

    Krakos le crocodile vit dans le marigot. Comme tous les crocodiles, il n’a besoin de personne et aime croquer les gazelles. Mais voilà qu’aujourd’hui, sans bien comprendre pourquoi, il a envie d’être gentil.

    Piste de lectureMots difficiles
  • Zoo

    Zoo

    Le narrateur, un jeune visiteur du zoo, s'y sent en famille et converse avec sa maman crocodile, sa soeur autruche, son grand-père serpent. Au moment de rentrer chez lui, il se retrouve dans la cage du panda. Un album humoristique qui questionne l'animalité de l'homme.

  • Gaspard le léopard Tome 4

    Gaspard le léopard Tome 4

    Dans sa collection « Poche Benjamin », Milan nous présente un nouveau personnage adorable et drôle à souhait : Gaspard le léopard et sa bande de copains, tous plus maladroits les uns que les autres. L'originalité de cette nouvelle série, qui comporte déjà quatre titres, réside dans le mélange entre la bande dessinée et le roman. L'histoire est racontée par un narrateur extérieur et les bulles permettent aux protagonistes d'intervenir dans la narration et de s'exprimer. Ici, la charmante gazelle Léa fait un petit caprice et réclame une noix de coco pour se désaltérer. Grand seigneur, Gaspard se propose d'aller lui en cueillir une... Mais c'est sans compter la présence de Léon le lion et ses méchants amis (crocodile, hyène, serpent et autre rhinocéros) qui défendent leur territoire. Tout va se jouer sur un match de coco, qui couronnera Gaspard de gloire mais laissera la pauvre Léa sur sa soif. Le ton est génial : ironique et moqueur, un vrai régal pour les jeunes lecteurs !

     

    Kelly Tran

    Librairie Comme un roman, Paris 3ème 

  • La vie des très bêtes, t.2

    La vie des très bêtes, t.2

    Il y a un peu plus de deux ans, sortait chez Bayard La Vie des très bêtes, un petit album étonnant et très drôle. L'auteur, Marion Montaigne, y disséquait sous forme de fiches, la vie intime de plein de bestioles en tous genres : des petites, des grosses, des minuscules, du mouton au lombric, en passant par le morse et la chauve-souris. Les « très bêtes » sont partout et comme nous les humains, ils pensent, se nourrissent et dorment. Ils reviennent pour notre plus grand plaisir dans un deuxième album. En vingt-cinq fiches, le lecteur apprend, dans un délire total, plein de trucs sérieux sur les animaux qui nous entourent. Saviez-vous par exemple pourquoi la mygale ne doit pas se raser les jambes ou encore, que la si mignonne coccinelle femelle est une vorace insatiable et son mari un minus ? Vous découvrirez pourquoi le panda a des taches noires et tous les gadgets à la James Bond de la chouette !
     
    Isabelle Réty
    Librairie Gwalarn, Lannion
  • Les gardiens de ga'hoole Tome 1: l'enlèvement

    Les gardiens de ga'hoole Tome 1: l'enlèvement

    Soren est une jeune chouette effraie mâle qui ne sait pas encore voler. Une nuit, alors qu'il est tombé du nid, il est kidnappé. On l'emmène dans l'orphelinat de Saint-Ægolius qui a tout d'une prison : des poussins, enlevés dans tout le royaume, y subissent un véritable lavage de cerveau. Soren trouve là une amie, Gylfie. Ensemble, ils vont essayer de résister et de s'échapper afin de prévenir l'ensemble des chouettes du danger que présente Saint-Ægolius : les poussins enlevés sont préparés à une guerre contre l'ensemble des chouettes. Ils franchiront bien des obstacles et seront rejoints par d’autres chouettes. Ce roman initiatique apprend au lecteur de nombreux détails concernant la vie des chouettes et sur leurs différentes espèces. Le documentaire Les Chouettes, quelle famille !, chez Gulf Stream, constitue un bon complément à ce roman.

     

    Laure Lekieffre

  • Lettres à plumes et à poils

    Lettres à plumes et à poils

    Cinq correspondances animales qui sont autant de petites histoires amusantes : un renard écrit à une poule pour lui demander la main de sa fille, une fourmi dépressive se plaint à sa Reine, un escargot déclare sa flamme à une limace top model, un cochon d’Inde interpelle un académicien pour réclamer un changement de nom et un corbeau xénophobe rédige des lettres anonymes aux poulets.

    Piste de lectureMots difficiles
  • Pleine Lune

    Pleine Lune

    Le roi de l’ombre et de la lumière

    Le roi des ombres et des découpages vient enchanter notre fin d’année grâce à trois albums : le très zen Akiko la courageuse, le splendide Pleine lune, et L’Heure rouge incandescente. Plongée au cœur d’un univers mystérieux mais tendre, où les animaux sont majestueux et les textes lumineux.

    Par Kelly Tran, Librairie Comme un roman, Paris 3e

    C’est d’abord aux éditions Picquier Jeunesse qu’Antoine Guillopé a ouvert son bal de fin d’année, en redonnant vie à son personnage Akiko pour la quatrième fois. Après l’avoir connue curieuse, rêveuse ou encore amoureuse, c’est courageuse qu’elle nous apparaît dans ce bel album poétique. Courageuse, sans nul doute, car ce que préfère notre héroïne, c’est s’engouffrer au cœur de la forêt malgré la neige et l’obscurité, avec pour seule compagnie les animaux protecteurs et son kimono qui lui tient chaud. La finesse des illustrations et du texte font de ce petit conte zen un joli moment de douceur. Illustrations qui annoncent déjà l’une des plus belles surprises de cette fin d’année ; coup de cœur indéniable de bien des libraires : Pleine lune, aux éditions Gautier Languereau. Un véritable travail d’orfèvre puisque les animaux qui peuplent la forêt (certains sont déjà présents dans Akiko la courageuse) par cette nuit de pleine lune sont subtilement découpés, tels de la dentelle, opérant ainsi un ingénieux jeu d’ombre et de lumière sur les pages noires et blanches. Mais il faut le voir pour le croire, rendez-vous donc en librairie pour découvrir cet indescriptible objet et ceux qui s’y cachent, destiné aux petits dès 3 ans jusqu’aux plus grands, et même très grands.

    Ce jeu d’ombres on le retrouve sous une autre forme encore dans L’Heure rouge, aux éditions de L’Élan vert. Antoine Guillopé se fait accompagné pour le texte par Marie-Astrid Bailly-Maître, mais on retrouve assurément la patte du maître dans les illustrations. Dans un décor crépusculaire aux humeurs et aux couleurs changeantes, Mine la souris a rendez-vous avec le grand loup au pied du seul arbre de la plaine. Cette rencontre improbable, qui surprend même l’hirondelle bienveillante, n’a qu’un but, profiter du soleil couchant et de la chaude lumière pour s’adonner au jeu des ombres chinoises. Pas de rapport de force dans cette histoire là, juste le plaisir de se retrouver pour jouer. Le loup se transforme alors en lapin ou en dauphin, la souris en immense chouette ou en fier coq. Une chose est sure, ces deux là ont fière allure !

     

     

  • Loin de la ville en flammes

    Loin de la ville en flammes

    Lizzie vit dans une maison de retraite. Gentille mais un peu ronchonne, elle raconte à qui veut l’entendre qu’elle a longtemps vécu avec un éléphant dans son jardin… Karl, le fils de son infirmière, est tout disposé à la croire et veut qu’elle lui raconte cette histoire peu banale. En 1944, la vieille dame avait 16 ans et la plupart des villes allemandes subissaient les bombardements alliés. Sa mère travaillait au zoo de Dresde, et plus particulièrement dans l’enclos des éléphants. Juste avant que la guerre n’éclate, l’éléphante du zoo avait mis au monde Marlène. Très vite, Muttie, la mère de Lizzie, prit en charge l’éléphanteau. Et quand les bombardements débutèrent, le directeur du zoo dit à son personnel qu’à la première alerte, il faudrait tuer tous les animaux dangereux pour le public. La mère de l’héroïne ne voulait pas en entendre parler, et au premier bombardement, elle transféra Marlène dans le jardin familial… pour le plus grand plaisir du petit frère de Lizzie. Puis ce fut l’exode et toute la famille dut abandonner la maison. Elle partit sur les routes, tâchant de rejoindre des cousins à la campagne. Le voyage, qui se composait d’un cortège peu banal – une femme, deux enfants et un éléphant ! –, commença dans le froid, la faim et la soif. C’est un très beau texte !
     
    Virginie Lannoy, Librairie Majuscule, Armentières
  • Le Sang des lions

    Le Sang des lions

    Au début du XXIIe siècle, Jef Cody, attiré par l'El Dorado que représente l'Afrikwana, est fait prisonnier et devient OD (Ouvrier Disciplinaire, esclave des temps postmodernes) dans la plus grande réserve, le Kilimandjaro Magic Eden, où les Noirs se vengent de la tyrannie subie au cours des siècles précédents en asservissant les Blancs. La majorité des animaux, les minikilis, sont devenus aussi doux que des peluches « grâce » à une alimentation spécifique : un éden pour certains, une véritable apocalypse pour d'autres, dont Jef, qui va s'allier avec d'autres OD et des Masais pour restaurer la vie sauvage. Avec ce formidable plaidoyer pour la nature, hommage aux grands écrivains de l'Afrique, somptueux récit et hymne vibrant à la liberté, Loïc Le Borgne, journaliste et écrivain, s'affirme comme un auteur avec qui il va falloir compter. Embarqué dans cette épopée éblouissante, on ne peut que rugir de plaisir !