Livres pour le thème « famille »

  • Bon appétit !

    Bon appétit !

    Après Bonne nuit, voici le deuxième livre de Benoît Marchon et Soledad Bravi. Bon appétit met en scène le moment du repas, si pénible pour les parents de ces enfants dotés d’un appétit d’oiseau. Quel parent désespéré n’a jamais tenté le fameux, « une cuillère pour maman, une cuillère pour papa, une cuillère pour tante Simone… », pour venir à bout d’une assiette de soupe ? Dans bon appétit, tout le monde y passe, du facteur à la poupée, et le héros finit son assiette en un rien de temps. Les illustrations sont vives et gaies. De quoi dédramatiser le repas. Cependant, quant à l’efficacité du message sur nos chères têtes blondes, je reste sceptique. J’ai testé le livre sur mes propres rejetons récalcitrants, ils ont beaucoup aimé le livre, mais ont vite oublié le sourire engageant du petit personnage devant leur assiette de purée ! À faire découvrir en tout cas aux enfants de 2 à 5 ans.

     

    Alexandra Charroin-Spangenberg

    Lib. de Paris, Saint-Étienne

  • Ferme les yeux

    Ferme les yeux

    Un garçon s’étonne que son petit frère ne voie jamais la même chose que lui. Et s’ils avaient tous les deux raison ? Un album poétique qui permet à l’enfant d’appréhender les cinq sens.

    Piste de lecture
  • Le corbeau et les oisillons

    Le corbeau et les oisillons

    Noirette, une maman poule d’eau, voit un jour un corbeau blessé tomber dans son nid. Il fera vite partie de la famille. Un jour, Noirette part chercher de la nourriture et ne revient pas. Qui va s’occuper de ses petits ?

    Piste de lecture
  • Le Schmat doudou

    Le Schmat doudou

    À sa naissance, Joseph reçoit de la part de son grand-père une magnifique couverture, un objet dont il ne se séparera plus. Un véritable schmat doudou !

    Piste de lecture
  • Le Tout Petit Roi

    Le Tout Petit Roi

    Un petit album qui nous vient du Japon, une fable sur le bonheur d’une grande simplicité, mais aussi et surtout d’une grande sagesse. Ce livre raconte l’histoire d’un petit roi, un roi vraiment tout petit qui vivait seul dans son grand, trop grand château sur lequel veillaient de grands gardes, où vivait un grand cheval qu’il était incapable de monter, où il y avait une grande baignoire et un lit tellement immense qu’il n’arrivait même pas à y trouver le sommeil. Et puis, un beau jour, notre tout petit roi décida de se marier et il épousa une grande, grande princesse et ils furent très heureux ensemble. Dans toute la première partie du livre où le petit roi est seul, Miura Taro a choisi des couleurs plutôt noires pour montrer la tristesse du roi. Le jour où il rencontre sa reine, toutes les couleurs éclatent et le bonheur aussi. Une petite friandise pour les enfants !

     

    Virginie Lannoy

    Librairie Majuscule, Armentières

  • Les Petits Pains au nuage

    Les Petits Pains au nuage

    Ce matin, il pleut. Deux frères partent contempler ce ciel en colère. Là, ils découvrent un morceau de nuage qui permettra de cuisiner des petits pains délicieux et surtout d’aider leur papa, en retard, à arriver au travail ! Nous pouvons percevoir et vivre l’univers de la grande ville avec ses gratte-ciel, ses embouteillages et son ciel gris… Le travail graphique, pointu par ses personnages découpés et ensuite photographiés, est saisissant de réalisme. Le texte, simple et pur, reste dans la ligne de ce graphisme, un souffle lyrique, naissant du contraste entre la légèreté des pains et l’univers de la ville, nous transporte dans le monde naïf et merveilleux de l’enfance. Cet album est d’une pureté et d’une fantaisie qui nous laissent rêveurs et la tête dans les nuages !

     

    Claire Sanchez

    Lib. Sauramps-Polymômes, Montpellier

  • Les petits peintres nus

    Les petits peintres nus

    C’est l’heure du bain pour Jinie et Jouno, mais le frère et la sœur ne se sentent pas sales du tout. Ils préfèrent aller jouer dans leur chambre. En fouillant dans leurs affaires, ils découvrent une boîte de maquillage. Ils commencent alors à se colorier la figure, retirent leurs vêtements et finissent par se peinturlurer tout le corps. Au fil des dessins que les deux enfants réalisent, leur imaginaire les emmène d’un voyage en bateau sur l’océan jusqu’au cœur de la jungle sur une île déserte. Leur maman les rappelle alors à la dure réalité : le bain est prêt. Au moins, ils ne se laveront pas pour rien ! Joliment coloré, ce livre montre comment l’imagination des petits leur permet de faire beaucoup avec peu de choses. Il les incite ainsi à exprimer leur créativité au gré de leurs idées. C’est un bel ouvrage sur la capacité de l’art à nous sortir du quotidien.
  • Mon tout premier livre pour dormir

    Mon tout premier livre pour dormir

    Nouvel opus des livres pour bébés de la collection « Petit Nathan », Mon tout premier livre pour dormir est un ouvrage cartonné, parsemé d'éléments tactiles et d'une petite comptine pour accompagner l'enfant vers le sommeil. Par son poids et sa taille idéale, l'enfant peut se familiariser avec le livre, le manipuler seul, se l'approprier, découvrir les animaux, le petit train et les étoiles qui parcourent cet ouvrage. Des matières brillantes, douces, des formes arrondies, colorées et rigolotes, autant d'éléments rassurants qui permettent à la famille de partager une période de calme avant le coucher. Créé en collaboration avec une pédopsychiatre, Catherine Jousselme, ce livre mélange très bien les illustrations et les matières à toucher afin que le tout-petit se retrouve dans un univers douillet et apaisant. Essayez ce livre, il risque d'être efficace...
  • Papa, maman, Anouk et moi

    Papa, maman, Anouk et moi

    Voilà une idée originale sur le thème de la famille et des relations entre ses différents membres. Cet album peut être lu aux petits dès la maternelle. Parents et enfants sont représentés, de façon métaphorique, par un bout de ficelle qui se tend, se détend, se casse et se recolle, s’enroule, à l’image des relations entre Papa, Maman, Anouk et moi. Le texte, sobre et chargé d’affect, éclaire la lecture de l’image. À chaque double page, les enfants pourront mettre en mots la situation représentée par la ficelle, interpréter les formes, les ruptures et les déliés, et constater que la ficelle finit toujours par se resserrer, à l’instar du lien familial. On pourra imaginer d’autres situations familiales que les enfants pourront représenter, également à l’aide d’une ficelle, ce qui permet une autre forme d’expression des ressentis, comme la tension, la rupture, mais aussi la détente et l’harmonie.

     

    Madeleine Couet Butlen

    CDRP, Créteil

  • Petite sœur, grande sœur

    Petite sœur, grande sœur

    Dans cette famille comme dans beaucoup d’autres, il y a deux filles : la grande et la petite. La grande sœur est omniprésente, elle est là dans toutes les illustrations, donc dans toutes les situations de la vie quotidienne. C’est elle qui fait tout en premier. La petite est, et sera toujours, la petite. Pourtant, elle passe son temps à essayer de rattraper la grande, enfin surtout quand ça l’arrange. Elle n’a besoin de personne pour s’occuper d’elle, sauf quand… Un texte clair et des illustrations drôles relèvent l’humour des situations, mettent en relief l’opposition entre le statut de la grande sœur et celui de la petite. La richesse des détails et le choix des mots offrent de multiples possibilités de découvertes, et peut s’adresser à un large public. Beaucoup de petites filles se retrouveront dans le personnage. C’est un hommage tendre et drôle au lien qui unit deux sœurs tout au long d’une vie.

     

    Mady Cabanes

    École Maternelle Jacques Prévert, Clermont L'Hérault

  • Tous pareils ! Petites pensées de sagesse caribou

    Tous pareils ! Petites pensées de sagesse caribou

    De sympathiques petits caribous nous amènent au fil des pages à réfléchir sur ce que l’on ressent en société et sur les rapports que nous entretenons avec les autres… C’est simple et très efficace !

    Piste de lecture
  • Enfants de tous les temps, enfants de tous les mondes

    Enfants de tous les temps, enfants de tous les mondes

    Un portrait des enfants dans toutes les cultures, tous les milieux sociaux, à toutes les époques, à travers vingt-cinq siècles et cinq continents. Parsemé des gommettes typographiques de Cyril Cohen, cet objet-livre est fascinant par sa taille et son contenu : l’historien Jérôme Baschet a réuni des journalistes, historiens, anthropologues, écrivains, psychologues, médecins et sociologues, afin d'initier les lecteurs à la diversité des cultures. Le tour de force de cette encyclopédie est d’avoir atteint le juste équilibre entre textes courts écrits par des spécialistes, extraits d’œuvres, photos et illustrations d’enfants. Soit trente chapitres pour tout savoir de la naissance, de l'amour, de l'école, du travail dans la Chine ancienne comme dans les mines du XIXe siècle, et des petits Inuits comme des enfants soldats en Afrique. L’ouvrage propose par ailleurs des annexes circonstanciées, dont deux index.

     

  • La clé du silence

    La clé du silence

    Trop fatigué par son travail, papa se réfugie devant la télé. Entre son travail et l’entretien de la maison, maman n’a pas une minute à elle. Mamie est toujours préoccupée à soigner ses petits bobos et papi cultive son ennui au café. C’est bien simple, même le chien se désintéresse de son entourage. Toujours occupé à jouer avec son robot, le petit garçon de cette famille, Nicolas, ne semble guère perturbé par ce mode de vie, jusqu’au jour où le jouet est cassé. Voulant trouver réconfort auprès des siens, il comprendra vite que nul n’est disposé à l’écouter. Grâce à un vieux monsieur, Nicolas va apprendre à communiquer et saura redonner à toute la famille l’envie de partager de bons moments ensemble, de sortir de la routine quotidienne et surtout de s’ouvrir aux autres. Le manque de communication est ici abordé avec beaucoup de légèreté grâce à un texte en rimes très rythmé et à des illustrations richement colorées faites de collages et de montages.

     

    Céline Étienne

    Lib. Le Neuf, Saint-Dié des Vosges

  • Le diamant de grand-père

    Le diamant de grand-père

    Tout commence en 1880, lorsqu’un magnifique diamant est découvert en Afrique. Cette pierre de grande valeur passe entre les mains d’un maharadjah, d’un voyageur, d’une chanteuse d’opéra et se retrouve finalement en 1938 chez un bijoutier hollandais. La guerre menace. Grand-père achète la fameuse gemme, afin de protéger ses proches, en cas de besoin. Il veut fuir à Londres, mais sa famille s’y oppose. Hannah, leur fille, a décidé de se marier, malgré la guerre qui éclate. Longtemps après l’épouvantable génocide, les petits-enfants d’Hannah récupèrent le diamant dans le coffre-fort d’une banque, à Londres. Et c’est le souvenir du grand-père qui ressurgit… Le précieux objet sera de nouveau revendu, fidèle à sa destinée. Lui, le compagnon et témoin de notre condition humaine. Un livre subtil et touchant, qui aborde de façon délicate des thèmes importants tels que la famille et la guerre.

     

    Clotilde Marqué

    Lib. Sadel

  • Monsieur blaireau et madame renarde, Tome 1 : la rencontre

    Monsieur blaireau et madame renarde, Tome 1 : la rencontre

    C’est une très jolie BD pour les enfants que voilà ! Des illustrations douces, aussi belles que celles composées dans les albums. Vous les reconnaîtrez sûrement si je vous dis Fenouil ! M. Blaireau et Mme Renarde décident de former une nouvelle famille, mais pour les trois petits blaireaux et la petite renarde, ce n’est pas si facile. Il faut agrandir le terrier et surtout cohabiter. Ils décident alors d’organiser une petite fête en invitant tous les animaux de la forêt, espérant créer un différend entre les deux parents. D’après les enfants, M. Blaireau « tient à sa tranquillité » et Mme Renarde « adore quand il y a beaucoup de monde autour d’elle ». Mais le plan ne fait que rapprocher leurs parents… Et aussi les enfants qui finalement se considèrent bientôt comme des « presque frères ». Cette BD ravira les enfants et les premiers lecteurs grâce à ses bulles claires et son écriture « en attachée ».

     

    Manuella Terrien

    Lib. Agora, La Roche-sur-Yon

  • Petit Maboule

    Petit Maboule

    « Petit Maboule », c’est le jugement que nous portons sur un enfant qui se met à faire des bêtises plus grosses que lui. Avec un naturel désarmant, l’auteur prend la voix de ce garçon gâté en colère qui se construit une carapace d’insolence pour se protéger des blessures de la vie et du sentiment d’abandon qui s’empare de sa personne quand les adultes oublient d’expliquer ce qui se passe. Heureusement son chemin croise celui d’un docteur qui l’aide à évacuer l’angoisse et à dénouer en partie la crise. Alors Petit Maboule redevient un garçon comme les autres. Ce roman réussit à dédramatiser sans démagogie les visites chez le psychologue en les faisant envisager comme un passage de relais salutaire des parents. Cet enfant n’est pas fou mais malheureux. Peu à peu, le jugement s’estompe pour faire place à l’empathie. On comprend que la douleur, qui s’exprime de différentes manières, peut se soigner.
  • Sous le soleil des mariachis

    Sous le soleil des mariachis

    Miguel, petit Mexicain, nous invite avec sa famille à l'accompagner dans la découverte de son pays. Les dessins sont très colorés et les couleurs chaudes dominent : jaune comme le soleil du pays, rouge pour la chaleur, bleue pour le ciel et la mer. Il faut regarder attentivement, car l'illustration fourmille de détails, de renseignements sur le relief, sur les habitudes alimentaires, les fêtes populaires et familiales, la faune, l'histoire du pays avec toutes ses richesses archéologiques. Il se dégage une ambiance de gaîté, de joie et de bonheur soulignée par la musique des mariachis. De petites frises, toutes différentes, séparent le texte de l'image. En fin d'ouvrage figure un petit documentaire sur le Mexique d'aujourd'hui ainsi qu'une carte assez succincte pour les plus grands. Et puis une bonne idée sur la dernière page où sont présentées quelques expressions en espagnol. Un très bon album.

     

    Annie Bianco

    Bibliothèque de l’Abbaye, Gif-sur-Yvette

  • Le pyjama de Tibi

    Le pyjama de Tibi

    Ce soir Tibi porte son nouveau pyjama. Un pyjama avec un bel hélicoptère dessiné dessus… Mais ce que Tibi ne sait pas encore c’est que cet hélicoptère est magique et qu’il va lui permettre pendant la nuit de rejoindre son père qui travaille en France, à des milliers de kilomètres.

    Piste de lecture
  • Couleur Amour

    Couleur Amour

    Les parents de Julie ont décidé de se séparer. Des cris au silence, la petite fille raconte cette étape difficile de sa vie où elle fait également la rencontre de son premier amoureux.

    Piste de lectureMots difficiles
  • Dinde de Noël et Tandoori

    Dinde de Noël et Tandoori

    Fazia, 11 ans, raconte les tribulations de sa famille qui a quitté l’Inde pour venir s’installer à Paris dans le Xe arrondissement. Et ce n’est pas triste : entre les parents qui se chamaillent, Vikash, le frère aîné, qui parade en Porsche blanche, et Mounir, le cadet, dont le rêve est de devenir une star de la chanson, Faiza a bien du mal à penser à elle. Ce petit roman aborde une multitude de thèmes au travers de six scénettes de la vie quotidienne des Rahman : entre tradition et modernité, on parle d’intégration, de réussite sociale, de désir, de couple, et de famille. François Ulysse livre une chronique qui touche du doigt des valeurs essentielles et qui interroge la condition des immigrés en France. Une écriture accessible, un ton humoristique, une héroïne vive et attachante et des situations cocasses : un cocktail efficace pour un livre tendre, illustré en noir et blanc.

     

    Karine Dufal-Barre

    Médiathèque départementale du Var

  • J'ai deux papas qui s'aiment

    J'ai deux papas qui s'aiment

    Titouan redoute la rentrée des classes cette année. Et de fait, les quolibets ne tardent pas : avoir deux papas qui s'aiment, ce n’est pas « normal » selon les autres enfants. Mais, après discussion avec ses parents, il s’aperçoit que d’autres élèves ne vivent pas selon le schéma « classique ». Certains vivent dans une famille recomposée ou monoparentale, d’autres en famille d’accueil ou avec leurs grands-parents. Toute la classe en conviendra aussi et reconnaîtra finalement vite le garçon comme leur pair. Après le thème du handicap, ce nouveau titre de la collection « Ethique et Toc ! » aborde le thème difficile de l’homoparentalité, avec toujours autant de tact et de subtilité, par un dialogue entre les deux pères et l’enfant qui dédramatise la situation et par une graphisme doux et expressif. Morgane David sait l’art de faire comprendre que « l’important est que l’on soit bien ensemble ».

     

    Laurence Behocaray

    CDDP de Tours

  • La dame des livres

    La dame des livres

    Grâce à une bibliothécaire qui rend régulièrement visite à sa famille, Cal, l’aîné des garçons va prendre goût à la lecture. Un album qui rend hommage aux bibliothécaires itinérantes.

    Piste de lecture
  • Le Petit Samouraï

    Le Petit Samouraï

    Un petit garçon, Téo, vit dans un monde imaginaire avec ses soldats de plomb. Il est un chevalier délivrant une princesse emprisonnée dans un château. Il prend conscience de sa solitude, de sa condition de fils unique à la venue d’un bébé dans la maison, sa petite cousine Luce qui doit partir très bientôt au Japon avec sa tante. Luce partage son monde et devient la princesse à délivrer. Pour elle, il délaisse ses copains et ses jeux. Il vit son départ comme un drame, mais finira par la rejoindre pour les vacances. Il se réconcilie avec ses amis en leur offrant des mangas.Les dessins faussement naïfs reflètent l’univers enfantin de Téo. Par les fils du récit, le jeune lecteur peut anticiper et s’identifier au petit bonhomme. Son monde imaginaire est rendu avec humour jusqu’à la dernière illustration où Téo s’envole au pays des mangas et des sushis. C’est un joli roman fin et subtil, empreint d’une grande émotion.

    Piste de lecture
  • Momo et les coquelicots

    Momo et les coquelicots

    Dans ce nouveau roman de Yaël Hassan, on retrouve Momo, le petit prince des Bleuets qui aime tant les livres et la lecture. Mais Momo a bien grandi : il est maintenant au collège. L’absence de Monsieur Édouard, son vieil ami, est toujours difficile à vivre, mais heureusement, Momo garde son souvenir au creux de sa mémoire. Ainsi Monsieur Édouard peut veiller sur lui. Seulement voilà, rien n’est jamais simple dans la vie de Momo. Son père est gravement malade, son frère devient hargneux avec sa mère, et surtout avec sa grande sœur, Fatima. Pour couronner le tout, il apprend la destruction imminente de son immeuble. Heureusement, Fatima et son amie Émilie sont là pour l’épauler. Et comme Momo a la tête sur les épaules, il va rebondir et trouver des solutions. Un roman très agréable sur la vie d’un jeune garçon dur à cuire. Les personnages sont attachants et l’on aimerait que toutes les familles soient soudées comme celle de Momo. Une belle leçon de vie à lire dès 10 ans.

     

    Céline David

    Médiathèque Simone de Beauvoir, Athis-Mons

  • Ni oui Ninon

    Ni oui Ninon

    Annie Agopian et Nathalie Choux vont se faire autant d’amis chez les enfants que chez les parents – si tant est que les disputes se finissent toujours par des réconciliations ! En effet, l’auteure et son illustratrice ont réussi à conjuguer avec humour, la description des disputes parentales et la représentation que peuvent s’en faire les enfants : des peccadilles qui gâchent bien souvent la journée des uns et des autres, alors qu’on ferait mieux de se montrer son amour réciproque… L’album s’anime littéralement sous l’effet de ce théâtre familial. Le vécu de chacun transparaît dans les dialogues entre les parents de Nioui et de Ninon, qui se reprochent qui un pique-nique oublié, qui la conduite automobile de l’autre. Le trait quasi-enfantin du dessin et le choix de couleurs primaires et vives (à dominante de vert et de rouge), susciteront aussitôt l’empathie des jeunes lecteurs. D’autant que c’est grâce aux enfants, Nioui et Ninon, que les tensions s’apaisent et que les parents réussissent à prendre quelque distance avec leur attitude égoïste. Il suffit d’un jeu, en l’occurrence « ni oui, ni non » – parfait pour des parents par ailleurs champions de la répartie –, pour qu’ils réalisent qu’ils ne peuvent que dire « oui pour de bon », en tout cas ne jamais répondre non à la proposition de Ninon : s’aimer de nouveau, « pour un oui, pour un non.»

     

    Laurence Behocaray

    CDDP de Tours

  • Pirates du dimanche

    Pirates du dimanche

    Si vous avez une âme d’aventurier, ce livre s’adresse à vous ! Comme chaque année, Mathieu passe ses vacances en Normandie où il rejoint ses cousins, Maxime, dit « Rackam le Roux », et Alexis, le petit dernier de la famille. Ces compagnons de jeux à l’imagination débordante, se retrouvent dans la villa familiale, un ancien hôtel situé face à la mer, où bêtises et chamailleries se disputent la vedette. Leur passe-temps favori est de jouer aux corsaires et dénicher des trésors parmi les vieilleries de la villa. Tout va bien jusqu’au jour où Mathieu fait une trouvaille extraordinaire dans une malle : un vrai pistolet étincelant, véritable accessoire de rêve. La catastrophe va-t-elle être évitée ? Laissez-vous embarquer dans cette joyeuse aventure et partagez les péripéties rocambolesques de nos trois apprentis pirates. Un texte drôle et plein de malice délicieusement illustré.

    A lire « sans modération » !

     

    Hélène Maugier

    Pro. Doc. Collège Houlme, Briouze

  • Tes Petits Camarades

    Tes Petits Camarades

    Valentin a de la chance : il a déménagé pour une maison dans un lotissement tout neuf. Mais sa mère s’obstine à vouloir organiser une fête pour son anniversaire alors qu’il ne connaît personne.

    Piste de lecture
  • Tout sauf mon père !

    Tout sauf mon père !

    Charlotte a honte de son père, clown de profession et pitre dans la vie quotidienne. Elle rêve d’un père « normal », et s’enfuit lors d’un anniversaire où il vient pour amuser les enfants. Il essaie de lui faire comprendre sa manière d’envisager l’existence et se prête même une journée entière au rôle de « papa sérieux », tandis qu’il lui demande en échange de jouer le clown avec lui, une petite heure, pour qu’elle fasse l’expérience de la légèreté de la vie. En vain : l’incompréhension entre eux s’installe. Finalement, c’est à l’hôpital, où le clown fait rire les enfants malades, que Charlotte retrouve la fierté d’être la fille d’un papa vraiment formidable. Un récit juste et plein d’humour sur un sujet délicat et complexe, avec des personnages vraiment attachants. Une jolie leçon de tolérance aussi.

  • Chère Madame ma grand-mère

    Chère Madame ma grand-mère

    Olivia veut absolument en savoir plus sur son père qu’elle n’a pas connu. Elle décide d'entamer une correspondance avec Madame Barrois, dont elle a trouvé le nom en fouillant dans les affaires de sa mère…

    Piste de lecture
  • Des étoiles dans le coeur

    Des étoiles dans le coeur

    Juin 1941. Gabriel rencontre Salomé. Les persécutions contre les juifs se multipliant, leurs familles sont forcées de se cacher dans le grenier de l’immeuble. C’est la guerre, mais ils s’aiment et ils sont vivants…

    Piste de lecture
  • João ou l’année des révolutions

    João ou l’année des révolutions

    Le père de Joao a quitté le Portugal en 1969 au péril de sa vie, et c'est en 1974 que l’enfant et sa famille viennent s'installer en France. Ils ont fui la dictature de Salazar et vivent dans une HLM de Champigny-sur-Marne, au sein d’une importante communauté portugaise. Le père de Joao est un homme taciturne et sévère qui travaille sur des chantiers dans des conditions précaires. Jusqu'au jour où un ouvrier fait une grave chute sur un chantier et meurt. Certains appellent à la grève, d'autres ont peur des représailles de la police politique. Dans cette nouvelle collection lancée par Autrement, « Français d'ailleurs », cinq titres de docu-fictions, tous écrits par Valentine Goby, sont déjà parus. On l’aura compris, Joao ou l'année des révolutions évoque les difficultés des immigrés portugais, mais aussi la difficile relation entre un père et son fils. L’écriture de Valentine Goby, auteur de plusieurs romans adultes, est forte et pleine d'émotion.

     

    Éric Giessenhoffer

    Médiathèque de Mutzig

  • Les rois du monde

    Les rois du monde

    À travers Les Rois du Monde, Hélène Vignal nous fait partager le premier grand départ en vacances de Romuald et sa famille. Grâce à l’assistance sociale, cette famille prend pour la première fois le TGV pour une destination exceptionnelle : la mer ! Romuald, l’aîné d’une fratrie de quatre enfants, nous raconte ce périple semé d’embûches : trouver le quai n°4, prendre la ligne 4 du métro, la rose, et le tapis roulant de la gare Montparnasse, monter dans le wagon n°12, et tout cela chargé de gros sacs à rayures et d’une poussette bancale ! Mais ils les auront leurs vacances aux Sables-d’Olonne ! Divers sujets de réflexion seront retenus : les inégalités sociales dans un pays tel que la France, compassion ou indifférence devant une mère qui mène un combat pour permettre à ses enfants d’être les rois du monde, etc. On explicitera les différents regards portés sur cette famille pas comme les autres.

     

    Carine Fuseau 

    Ecole Saint-Hilaire - Niort

  • Ma mère est un gorille (et alors ?)

    Ma mère est un gorille (et alors ?)

    Jonna vit aux Mimosas, un orphelinat dont la directrice sévère, est obsédée par la propreté. Comme tous ses camarades, la fillette n'a qu'un rêve : être adoptée par une jolie maman coiffée en chignon et un gentil papa aux souliers vernis. Or, déboule une vieille voiture déglinguée, d'où surgit une Gorille et c’est Jonna qu’elle choisit...

  • Un hanneton dans le plafond

    Un hanneton dans le plafond

    Momo a un hanneton dans le plafond : ça veut dire qu'il n’est pas comme les autres. Il est gentil aussi et quand il fugue, il peut courir jusqu'à la mer ! Une histoire émouvante de deux frères à la découverte de la vie.

    Piste de lecture
  • A la recherche du paon perdu

    A la recherche du paon perdu

    Mollux, môme de 12 ans, « loquace » comme il aime à se qualifier, amoureux des dicos et de la mousse au chocolat, même industrielle, a une imagination débordante. Son entourage, ses profs, enfin tout ce qui bouge autour de lui est affublé d’un sobriquet toujours très imagé : la mère, dite « l’Outarde », experte en innovations culinaires, la sœur Cocotte, le chat Soupechaude et enfin le père, Sauf2fois, qui ne lui a adressé la parole qu’à deux reprises. La famille foldingue est au grand complet. Lorsqu’il surprend en pleine nuit dans le salon Sauf2fois en compagnie d’un paon aussi beau que menaçant, il s’interroge. Quand le lendemain, les deux compères ont disparu, Mollux, épaulé par son inséparable ami Procopé, se lance dans une enquête aussi périlleuse que loufoque. Vous assisterez, hilare, à sa mue en Supermollux lors d’une enquête menée tambour battant par des ados audacieux et désopilants. Un texte joyeux, cocasse, imaginatif, foisonnant de trouvailles, à savourer entre parents et ados comme un bon et riche repas !
     
    Max Buvry
    Librairie Vaux Livres, Vaux-le-Pénil
  • Atrabile

    Atrabile

    Thomas est un jeune lycéen en fugue. Il s'est lui-même nommé Atrabile, « bile-noire ». Il a fuit l'appartement parisien de ses parents et s'est réfugié dans celui de son grand-père, décédé quelques semaines plus tôt, sur la Côte d'Azur. L’appartement est resté en l'état. Des piles d'objets, de boîtes, de photos jalonnent les lieux. Thomas n'a pas vraiment connu cet homme et le regard qu'il porte sur lui est sans complaisance, un rien dédaigneux. Il n'y a jamais eu de tendresse entre eux. À travers les documents retrouvés, il va découvrir ce grand-homme et mieux comprendre son propre père. L'arrivée d'une fille va perturber le jeune garçon et lui permettre de sortir de l'enfermement. Connaît-on vraiment les hommes et les femmes qui nous entourent ? Il est parfois difficile d'exprimer des sentiments, de parler de soi, de regarder et d’écouter les êtres proches.

     

    Annie Bianco

    Bibliothèque de l’Abbaye, Gif-sur-Yvette

  • Chasseur d'orages

    Chasseur d'orages

    Herb vient de perdre son père, une épreuve difficile à supporter, d’autant qu’il ne s’entend pas avec sa mère et son beau-père. Le jeune homme décide alors de fuguer pour déposer les cendres de son père sur les Lightning Fields, chaîne de montagnes aux États-Unis.

    Piste de lecture
  • Clic

    Clic

    Maggie et Jason viennent de perdre leur grand-père, Gè, de son vrai nom Georges Keane, grand photographe de presse qui a couvert de nombreux conflits et énormément voyagé à travers le monde. En cadeau, il a laissé à Maggie une boîte contenant sept coquillages venant des sept continents ; à elle de les remettre à l’eau. Quant à Jason, c’est un appareil photo que Gè lui a laissé. En grandissant, ils découvriront le monde, l’un en le photographiant, l’autre en voyageant. Chaque chapitre de ce roman est écrit par un auteur différent, et chacun d’eux nous fait avancer dans l’histoire tout en nous racontant une autre histoire. On retrouve Gè de son vivant, mais aussi Maggie et sa famille après sa mort. Ce livre est comme un puzzle dont les pièces s’imbriquent au fur et à mesure de la lecture. Et au fond, le message est clair, notre vie est comme une photo ; il suffit de choisir la mise au point.

  • Frères de sang

    Frères de sang

    Une maison dans un lotissement résidentiel. Martin et sa famille dînent tranquillement. On sonne à la porte et le destin des Lemercier bascule. La police vient arrêter Brice, dix-neuf ans, le fils aîné, soupçonné de cinq terribles meurtres. Les preuves sont accablantes, même ses parents doutent. Mais Martin, quatorze ans, le narrateur, refuse de croire à la culpabilité de ce grand frère depuis toujours son modèle et complice. Il décide de mener sa propre enquête, prêt à tout pour sauver Brice, une enquête qui donne la chair de poule. Un thriller saisissant, une histoire noire mais qui véhicule des émotions comme le courage et l’affection, un vrai dénouement : Mikaël Ollivier, avec beaucoup de talent, nous entraîne dès les premières lignes dans un récit émouvant et haletant. Voilà une réédition tout à fait bienvenue. Un roman qui a toutes les apparences d’un bon polar.

     

    Françoise Marsal

    Lib. Le Neuf, Saint-Dié des Vosges

  • HERO, MON AMOUR

    HERO, MON AMOUR

    Les membres d’une famille se réfugient dans les addictions pour oublier leur incapacité à communiquer malgré l’amour : le père boit, la mère fume et les deux garçons sont livrés à eux-mêmes. Face à des adultes défaillants, ces derniers ne trouvent pas de réponses à leurs questions. Jacek, l’aîné, influencé par ses « amis », découvre la drogue. Michal, le cadet, se livre à des expériences sans être averti du danger qu’il coure. Personne ne se rencontre dans cette maison bourgeoise. Paradoxalement, il faut que le foyer vole en éclats avec la mort accidentelle de Michal pour que les trois êtres en souffrance se réunissent. Après une descente aux enfers, Jacek trouve le courage de briser les murs. Véritable plaidoyer contre les drogues, ce roman à la portée universelle résonne en nous après sa lecture. Il montre que l’addiction est le pire des remèdes face à la difficulté de vivre, que l’on soit adulte ou enfant.

     

    Aurélia Durandal

    Librairie Liragif, Gif-sur-Yvette 

  • L'île aux chiens

    L'île aux chiens

    Ils sont trois, trois enfants à la peau noire, aux cheveux roux et aux yeux violets. Ils vivent isolés, sur une île gardée par trois molosses, avec leur père. Celui-ci semble vouloir les protéger de dangereux « dalahos », des trafiquants kidnappeurs d'enfants. De leur mère, Myrième, Songo et Gaja n'ont guère de souvenirs. Pourtant le jour où Taruma, une belle et mystérieuse jeune femme à la chevelure rousse, entre dans leurs vies, ils sont troublés par sa ressemblance avec elle. L'aînée, Gaja, commence à se poser des questions : qui est vraiment Bob Daclar, leur père ? Pourquoi la tombe de leur mère est-elle vide? Leur père va-t-il enfin leur révéler la signification de la fleur d'hibiscus tatouée sur leurs talons ? L'Île aux chiens est un roman envoûtant dans lequel Jean-Paul Nozière brouille les pistes avec bonheur, mélangeant présent et passé, emmenant le lecteur dans un dépaysement total.

  • L’ILE AUX CHATS

    L’ILE AUX CHATS

    L’Île aux chats nous plonge dans l’univers de Kwaengiburi, le bidonville d’Inch’On, un port de Séoul. Autrefois, des tigres vivaient là, puis ils ont été chassés par les vagues successives d’immigrants. Certains partent après avoir trouvé du travail ; les plus pauvres des plus pauvres, quant à eux, restent. L’oncle Yongho est de ceux-là. Il vient de perdre sa vieille mère et survit grâce à des petits boulots. Le destin mettra sur sa route deux fratries : Tongsu et Tongjun, abandonnés par leur père, et les jumelles Sukja et Sukhûi, livrées à elles-mêmes malgré la présence de leur mère. Ensemble, ils se battent pour dépasser un quotidien misérable. Mais la vie au jour le jour les poussera à développer des ressources d’humanité et de solidarité insoupçonnées. Grand succès littéraire en Corée, L’Île aux chats est un roman tendre et optimiste, dans la veine des grands textes dramatiques du XIXe siècle.

  • La maison de Windjammer – La perle noire

    La maison de Windjammer – La perle noire

    Une grande saga familiale et historique passionnante. Le rythme enlevé, la description de l’Amsterdam du XVIIe siècle, tout concourt à donner naissance à un roman trépidant. On se prend à penser à l’Amsterdam de Camus dans La Chute, la petite Venise, et donc au cercle de L’Enfer de Dante. Les coins obscurs, le recours au mystique rappellent aussi certains tableaux de cette époque comme les vanités ou les peintres amateurs du clair obscur tel que Rembrandt. On pense également à La Jeune Fille à la perle de Tracy Chevalier. Les héros sont attachants : Jade et Adam symbolisent bien les valeurs de progrès, de changements et d’ouverture au monde qui ont présidé au lancement des grandes explorations maritimes vers les Amériques.

     

    Aurélia Durandal

    Lib. Nicol’s, Palaiseau

  • La Première Fois, on pardonne

    La Première Fois, on pardonne

    Depuis trois semaines, Élodie est chez sa grand-mère. Vacances d'été ordinaires pour une adolescente de 15 ans ? Pas tout à fait. Sa mère a quitté le domicile conjugal pour fuir les violences de son mari, profitant d'une absence de ce dernier. Dans la tranquillité d'un village ardéchois, protégée par la douce présence de sa grand-mère, Élodie feuillette de vieux albums photos. Elle cherche à comprendre, à mettre des mots sur le drame de leur vie passée. Les photos les plus anciennes lui renvoient l'image du bonheur familial, de vacances à la mer ou à la montagne, d'éclats de rire. Puis les photos s'espacent, disparaissent. À quel moment a commencé la fin de cette belle harmonie ? Quel mot, quel regard a pu tout faire basculer ? Petite fille, elle guettait les bruits dans la nuit, pensait que sa mère se déguisait lorsqu'elle mettait un chapeau ou des lunettes noires par temps gris. Elle se souvient des bleus, de sa mère lui affirmant s'être cognée, être tombée. Sa sœur aînée lui disait : « Papa est méchant ». Sa mère démentait. Pourquoi ce silence ? Quand a-t-elle commencé à comprendre le drame qui se nouait à l'abri des regards, le soir dans la chambre de ses parents ? Comment admettre, comment nommer l'horreur qui se jouait dans la maison familiale ? Elle veut comprendre les bruits de la nuit et pourquoi sa mère s'est si longtemps tue. Pour affronter la vérité et chercher à se reconstruire, elle demande à voir un psychologue qui l'aidera à mettre des mots sur cette souffrance muette. Sur un sujet sensible et délicat, les violences faites aux femmes, Ahmed Kalouaz nous offre un court roman où tout est dit. Beaucoup de pudeur, de délicatesse et de retenue pour ce texte servi par une très belle écriture. Et cette question en suspens : doit-on pardonner la première fois ?

    Isabelle Réty, Librairie Gwalarn, Lannion

     

  • Premier chagrin

    Premier chagrin

    Sophie, 14 ans, répond à une annonce de Baby-sitting. Une situation pas si banale au vu du travail qui l’attend. Sa rencontre avec Mouche change son quotidien et lui apprend à profiter de chaque instant.

    Piste de lectureMots difficiles
  • Rouge Rubis

    Rouge Rubis

     

    Un voyage dans le temps
     
    Qui n’a jamais rêvé de remonter le temps ? Entrez dans l’univers de Gwendoline, cette héroïne sensible et attachante qui a hérité du pouvoir de voyager dans le passé. Vous serez conquis par l’intrigue de Rouge rubis, premier volume d’une captivante trilogie qui mêle humour, fantastique et suspense.
     
    Par Tatiana Lebreton Librairie Le Grand Cercle, Éragny-sur-Oise,
     
    Et si vous possédiez la faculté de remonter le temps ? Gwendoline, 16 ans, a toute sa vie entendu parler du gène du transport dans le temps, un gène présent chez certains membres de sa famille. Alors qu’une prédiction désigne sa cousine Charlotte comme la prochaine porteuse du gène et que toute la famille s’acharne à la former au mieux aux coutumes des époques passées, Gwendoline vit une vie d’adolescente tout à fait ordinaire… enfin, presque ordinaire, puisqu’elle possède le don de voir les esprits des morts. Mais un jour, prise de vertige et de migraine, symptômes du premier saut dans le temps, elle se retrouve durant quelques minutes dans les années 1910. Succèdent à cette expérience initiale deux autres sauts dans le passé. Surprise ! C’est finalement elle, la dernière des douze porteurs du gène dont parle la prophétie… Elle intègre vite l’organisation des Veilleurs, une association tenue par la lignée de Villiers, qui l’initie à sa nouvelle vie. Accompagné du séduisant et arrogant Gédéon de Villiers, 19 ans, lui aussi porteur du gène, elle doit se téléporter dans le XVIIe siècle pour rencontrer le ténébreux comte de Saint-Germain et collecter le sang des dix autres porteurs du gène, afin de révéler le secret que cache le mystérieux chronographe. Une vie bouleversée, des secrets de famille révélés, rien ne sera épargné à Gwendoline qui ne devra faire confiance à personne.
    Avec Rouge rubis, Kerstin Gier nous entraîne dans une aventure fourmillant de multiples rebondissements. Les voyages entre le présent et le passé donnent un rythme palpitant à l’histoire et l’on est vite propulsé dans le monde de Gwendoline. Au fur et à mesure que l’histoire avance, on découvre les mystères et les trahisons qui menacent les familles Montrose et de Villiers. Des personnages énigmatiques, du suspense à n’en plus finir, une touche d’humour, autant d’ingrédients qui font de ce livre une histoire captivante. Un deuxième volume, Saphir bleu, est prévu pour le second semestre 2011. On l’attend avec une impatience croissante.
  • Tu seras une formule 1, mon fils

    Tu seras une formule 1, mon fils

    Renault est un élève obsédé par la réussite, qui vit sous la pression de son père. La vie du garçon va basculer le jour où une surdouée détient le meilleur bulletin de la classe…

     

    Renault est un brillant élève de 5e dopé par sa mère et boosté par son père, lui-même vendeur impitoyable chez un concessionnaire automobile éponyme. C’est une véritable machine de guerre, un robot prêt à tout pour réussir, encouragé à considérer les autres élèves comme ses futurs employés et à être le premier quoi qu’il arrive. Un jour pourtant, tout bascule. Malgré ses efforts, il n’est que le deuxième de sa classe. Il perd alors la considération de son papa tyrannique et aimant et, du même coup, toute notion de la réalité. Travaillant comme un acharné, il va réussir à regagner la première place mais au prix de sa santé… Malgré la tension croissante, on s’amuse des exagérations du père, qui n’hésite pas à parier de l’argent sur le bulletin de son fils et sur ce fils high tech qui nomme tous les objets par des marques. Un roman intelligent et sensible sur le besoin de reconnaissance.

    Piste de lecture
  • Un taxi vers la mer

    Un taxi vers la mer

    Abdelkader Djemai nous fait découvrir une tranche de vie, un souvenir émouvant rapporté par un narrateur adulte qui revit un moment marquant de son adolescence : le voyage de son grand-père pour aller voir la mer. Rien d’extraordinaire à première vue. Pourtant, le plaisir de lire est réel et puissant car l’auteur nous offre, avec poésie et délicatesse, l’intimité de ce souvenir. L’émotion est conduite par une écriture fluide et des images nombreuses, souvent drôles. Les photos, contrainte d’écriture et accompagnement de lecture, se relient naturellement à l’histoire et lui donnent une dimension réelle déroutante. On lit et on voit, en avance ou à retardement, ce dont nous parle le narrateur. On est plongé dans ce pays où « on ne célèbre jamais les anniversaires. » Rien de comparable avec les illustrations d’un album. Le texte est simple, les émotions justes. C’est ce qui crée la beauté de l’ouvrage.

     

    Fanny Fauritte

    Collège Grange, Seyssuel

  • Vers le large

    Vers le large

    Après Une Ile trop loin, L’Etang aux nénuphars et Les Profondeurs de la mer, voici le dernier volume de l’histoire de Steffi et Nelli, envoyées en Suède par leurs parents, juifs viennois, pour les protéger de la tourmente de la guerre.

     

    Agniès Beaumont

    Collège Fontaine des Prë, Senlis

  • Au Rebond

    Au Rebond

    Alex et Christian sont deux lycéens. Entre parties de basket et fous rires en cours, ils sont « potes ». Alex vit avec sa mère, aide-soignante fatiguée par la vie, dans un petit HLM. Le père est parti depuis longtemps.

    Piste de lecture
  • Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

    Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

    Evie a 15 ans en 1947. Elle vit à New York, lorsque Joe, son beau-père, rentre de la guerre. Elle est protégée, maintenue dans l'innocence de l'enfance par sa mère, la belle Beverley, à qui elle aimerait tant ressembler. Un soir, après un coup de fil qui semble l'ennuyer, Joe décide sur un coup de tête de partir en vacances à Palm Beach, en Floride. La famille s'installe dans un des rares hôtels encore ouverts en cette arrière saison et se lie d'amitié avec un couple. L'arrivée de Peter, un ancien compagnon de régiment de Joe, va troubler la sérénité du groupe. Joe ne semble pas ravi de cette intrusion. Evie, pressée de grandir, touchée par l'attention que lui porte Peter, en tombe amoureuse. On pressent un drame, des secrets inavouables. Judy Blundell a construit une histoire noire remarquable où l'intrigue, intelligemment tricotée, se dénoue au rythme de la perte des illusions d'Evie.

     

    Isabelle Réty

    Librairie Gwalarn, Lannion

  • Dés-accords

    Dés-accords

    Arthur Rimbaud disait : « On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans ». Pourtant, quand Martin avoue son amour à Julia, une cantatrice de huit ans son aînée, il est loin de plaisanter, car cet amour l’habite tout entier et va jusqu’à prendre la place de la musique, d’habitude prédominante dans son existence. Cet amour l’emporte en effet comme une symphonie, le fait virevolter telle une note de musique sur une partition. Il tente malgré tout de garder la tête froide lors de ses échanges avec Simon, son petit frère, génie tendrement fou, Florian, son père obnubilé par son art, sa mère, avec qui il échange des conversations téléphoniques complices, et enfin sa tante Martha, véritable fée culinaire qui jongle avec les plats pour consoler tout ce petit monde. À travers ce portrait tout en retenue et à fleur de peau, Bernard Friot nous souffle que toutes les fausses notes de la vie peuvent être sublimées.
     

    Carole Sonnery

    Librairie Le Grand Cercle, Eragny

  • Gadji !

    Gadji !

    Dan et Katarina, les héros respectifs de Mon amour, ma vie et de Gadji ! appartiennent à la famille des Roms. Ils ont en commun un attachement indéfectible à leur famille et leur culture d’origine, qui les maintient en marge de la société des « Gadjo » (ou non Roms), dans laquelle ils ne veulent pas se fondre. Mais au prix de quelles douleurs et de quels renoncements ? Ces deux romans dressent des portraits d’adolescents au parcours chaotique et à l’avenir incertain. L’existence de Dan, qui grandit dans un cirque à bout de course, entre une mère trapéziste, un père dresseur de tigres et un oncle saxophoniste, est particulièrement sombre : vendre des beignets à d’hypothétiques clients, donner une nouvelle envolée à ce cirque échoué au bord du périphérique à Marseille, d’où on ne voit même pas la mer. Seule sa guenon Tamya, « son amour, sa vie », lui apporte affection et tendresse dans un monde agressif. Mais même s’il laisse échapper parfois qu’il aimerait « bien avoir une maison en dur…avec des briques, un toit…avec un portail et un chien… », il accepte cette vie qui le condamne à l’errance et au malheur. Katarina, lumineuse et volontaire, est elle sauvée par un farouche désir d’apprendre et de tout connaître. « L’assemblage des mots inventait des vies alors inconnues, vies de chuchotements, de fonds marins, de coups de foudre sur le Nil, de châteaux hantés, de plumes magiques et de montgolfières. » Malgré l’amour qu’elle porte à sa famille - un père fantasque et une nichée de frères sur qui elle veille maternellement -, Katarina quitte sa Roumanie natale, et affronte un monde étranger, en France. Nonobstant le deuil, le dénuement en Roumanie, et plus tard, dans un bidonville de Nanterre, l’exil et l’exclusion, elle transcende sa vie par la musique et la connaissance. Un premier roman, marqué par la grâce.

    Piste de lecture
  • La Saga Mendelson

    La Saga Mendelson

    Dans ce premier tome de la trilogie Mendelson qui retrace le destin d'une famille juive ashkénaze, Fabrice Colin nous fait découvrir l'extraordinaire destinée de David Mendelson entre 1895 et 1930. L'histoire débute à Odessa en 1895 et nous conduit successivement à Vienne, New York puis à Hollywood. Au travers de témoignages, journaux intimes et photos retrouvées dans les archives de la famille, il raconte avec réalisme et souci du détail le parcours en Europe et aux États-Unis de cette famille juive qui fera de surprenantes rencontres avec des grands hommes de l'Histoire. Fabrice Colin, prolifique auteur de romans adultes et enfants qui était surtout connu jusqu'à alors pour ses œuvres de fantasy et de science-fiction, aborde ici avec beaucoup de maestria le roman historique au travers de cette saga qui relate la persécution et le pogrom des juifs en Europe et leur fuite vers l’Amérique dans les années 1920-1930.
  • Le monde attend derrière la porte

    Le monde attend derrière la porte

    Sarah pourrait être une adolescente comme les autres, mais ses parents appartiennent à la Communauté des Rigoristes ce qui l’oblige à fréquenter un établissement scolaire et un milieu bien spécifique. Sarah ne supporte plus cette vie. Pourra t-elle un jour découvrir le monde qui l’attend derrière la porte ?

    Piste de lecture
  • Le Monde dans la main
  • SOBIBOR

    SOBIBOR

    Emma a décidé de ne plus s'alimenter. De jour en jour, son corps se transforme, se recroquevillant sur lui-même, devenant squelettique. Ses parents ne font pas face à la maladie d'Emma, ils se détournent et regardent ailleurs. Pourtant, Emma a besoin d'aide, car elle n'a pas pris cette décision par hasard. Si elle n'avait pas entendu sa grand-mère parler d'un certain Jacques dans son sommeil, si elle n'était pas tombée sur un journal écrit pendant la Seconde Guerre mondiale... Emma a un jour entrebâillé la porte de l'innommable et se retrouve alors au cœur d'un grand secret familial. Ce roman à la construction narrative intéressante pose la question de la Responsabilité, cette notion parfois trop lourde à porter. Le texte de Jean Molla publié depuis plusieurs années dans la collection « Scripto », est ici agrémenté de différents arrêts de lecture, permettant ainsi de travailler en profondeur les thématiques et le vocabulaire notamment.

     

    Laurence Soumagne

    Librairie Les Mots Vagabonds, Niort